Emploi. La « sécurité sociale professionnelle » de Royal assure à chaque inactif une « formation qualifiante ». Sarkozy, lui, veut « renforcer la formation professionnelle tout au long de la vie ».
Fiscalité. L'UMP veut « moduler l'impôt sur les sociétés en fonction de l'allocation des bénéfices par les entreprises ». Idem au Parti socialiste, qui explique que le taux de cet impôt « sera plus bas si le bénéfice est réinvesti, et plus haut s'il est distribué aux actionnaires ». Tous les deux veulent créer une « agence de réindustrialisation », et « réserver une part des marchés publics » aux PME.
Education. Sarkozy veut « supprimer, lorsque les conditions seront réunies », la carte scolaire. Royal parle simplement de la « réviser ». Concernant l'autonomie des universités, le PS compte la « renforcer » dans un cadre national, l'UMP l'« expérimenter ». Quant au budget de la recherche, il augmentera de 50 % en cinq ans avec Royal, contre 40 % avec Sarkozy.
Sécurité. Des « sanctions fermes et rapides » pour les mineurs délinquants, avec possibilité d'encadrement militaire « à but humanitaire » pour Royal. Aussi ferme mais plus radical, Sarkozy veut pouvoir juger les 16-18 ans « comme des adultes ».
Social. L'UMP promet de « revaloriser le minimum vieillesse », le PS d'augmenter de 5 % les « petites retraites ». Même philosophie sur le dialogue social : Sarkozy veut adopter une loi « obligeant » le gouvernement à négocier toute réforme sociale. Royal, elle, parle de négociation « systématique ».
Jeunesse. L'UMP propose un prêt à taux zéro pour les étudiants de moins de 25 ans ; idem au PS, mais sur un montant de 10 000 e sans indication d'âge. Tous les deux défendent le « service civique ».
B. B.