Dans le neuf ou l'ancien, les prix de l'immobilier toulousain restent à la hausse et les logements continuent à se vendre, contredisant les rumeurs de stagnation. C'est le constat des divers acteurs du secteur, pour qui la métropole régionale continue à rattraper son retard. Dans l'ancien, cela se traduit par une hausse de 15,3 % sur Toulouse l'an dernier. « Certains secteurs ont progressé de façon étonnante, rattrapant des prix de départ assez bas et attirant une demande en mal d'offres sur le reste de la ville, par exemple le quartier Lafourguette-Poudrerie, avec une hausse de 27,5 % », soulignent les organisateurs du Salon de l'immobilier, qui se tiendra du 2 au 4 mars. Dans le neuf, le prix moyen du mètre carré a augmenté de 6,7 % sur l'aire urbaine. « C'est plus raisonnable que les années précédentes. Toulouse reste au-dessus de la moyenne, avec des gammes de prix très variés, de 2 125 euros le m2 à 5 100 euros », souligne Alexandra François-Cuxac, présidente de l'Observer de l'immobilier toulousain, qui regroupe les professionnels de la promotion-construction, du logement social et les aménageurs-lotisseurs. Les petits logements, moins chers à l'achat, sont le point noir du marché. « Il y a une pénurie de studios pour les personnes seules à petits budgets, de 70 000 euros à 90 000 euros, ou les étudiants. Si on pouvait en produire, on le ferait, mais nous sommes confrontés à la règle fixée par la ville de Toulouse : à savoir deux tiers de grands logements pour un tiers de petits, en général des T2 », conclut Alexandra François-Cuxac.
Béatrice Colin.