Onze détenus dorment actuellement par terre, sur des matelas, à la maison d'arrêt de Seysses, selon l'Union fédérale autonome pénitentiaire (Ufap) « Comme trop souvent, les maisons d'arrêt de la région sont à saturation avec pour conséquences les fortes tensions supportées par les personnels », dénonce le syndicat, qui a relevé « une dizaine d'agressions » à Seysses depuis le début de l'année. « Les chiffres d'occupation sont anormalement hauts pour un mois de février et la situation est d'autant plus alarmante que nous trouvons de plus en plus d'objets ou de produits illicites dans les cellules », précise Laurens Maffre, le secrétaire régional de l'Ufap. « Il y a deux cents détenus de moins que l'an dernier à la même date dans les établissements et nous transférons chaque semaine sept détenus des maisons d'arrêt vers des établissements pour peine », souligne pour sa part Patrice Katz, le directeur régional des services pénitentiaires. Le nombre de détenus équipés de bracelet électronique est passé de 90 à 148 en un an.
H. M.