Après la défaite en Avignon (1-3) en Pro A, le 3 février, l'entraîneur toulousain Josef Smolka l'assurait : si Bojidar Slavev n'avait pas été blessé (entorse de la cheville), les Spacer's se seraient imposés. « Même avec moi, on a perdu des matchs », rappelle modestement le jeune réceptionneur-attaquant d'origine bulgare (22 ans). Il n'empêche : son retour, vendredi à Beauvais, a coïncidé avec une victoire toulousaine (2-3). Et une qualification pour le Final Four de Coupe de France, les 24 et 25 mars à Cannes.
« Actuellement, tout va bien en Championnat (Toulouse est 4e après quinze journées) comme en Coupe de France, se félicite le joueur formé au CNVB de Montpellier et passé ensuite par Poitiers (2003-2005). Mais l'effectif est un peu juste et en cas de blessure, on peut le payer cher. » Les Spacer's en ont déjà fait l'amère expérience en fin de saison dernière. Les absences de Stéphane Sapinart (opération du genou) et de Slavev (fracture du scaphoïde) avaient cassé leur belle dynamique. Ils avaient alors terminé 9es de Pro A.
L'ex-international juniors et A' avait aussi vu sa progression stopper, alors qu'il s'apprêtait à intégrer la « grande » équipe de France. L'intéressé, qui estime « ne pas avoir de points faibles » mais devoir « encore progresser au contre », espère toujours rejoindre les Bleus dans les prochains mois. Et permettre à son club de se qualifier pour une Coupe d'Europe. Ensuite ? « J'ai eu des contacts avec d'autres clubs la saison dernière, avoue-t-il. Cette année, comme ça se passe encore mieux, je suis encore plus sollicité. Mais il me reste encore un an et demi de contrat avec Toulouse. Je sens que l'équipe progresse. Si le budget suit, on devrait conserver notre groupe. »
Nicolas Stival