Si aucun club francilien ne figure en Ligue Magnus, ils sont nombreux à se trouver à l'échelon inférieur. Neuilly-sur-Marne, deuxième de Division 1 derrière Tours, ne dépasse pourtant jamais les 200 spectateurs. Le problème est presque identique à Viry, Le Vésinet, Courbevoie ou Garges. « Faire un coup comme la finale de la Coupe de France à Bercy c'est très bien, mais cela n'amène pas de sponsors à long terme pour un club », constate Stéphan Clout, président des Français Volants.
Le mythique club parisien, désormais en Division 3, a fait le pari de retrouver l'élite d'ici à 2011, mais se heurte à de sérieuses difficultés. Confinés à la petite patinoire de Bercy (250 places), les Français Volants rêvent de jouer deux ou trois matchs par saison dans la grande salle. « Elle coûte 30 000 euros par match. Avec un budget de 170 000 euros, nous ne pouvons pas nous le permettre car il y a une école de hockey à faire tourner », déplore Stéphan Clout. Le public parisien, toujours difficile à mobiliser, pourrait également avoir du mal à s'identifier à un sport sans véritable star française. Demain, lors de la finale Angers-Epinal, les Tricolores se compteront en effet sur les doigts de la main...