Légionellose à l'hôpital Pompidou (Paris), amputation de Guillaume Depardieu… ces infections sont devenues médiatiques. Et même si la lutte contre les infections nosocomiales a progressé en France, de l'aveu même du ministre de la Santé Xavier Bertrand, il faut «faire mieux encore».
Malgré une tendance à la baisse, selon la dernière enquête nationale de juin dernier, ces infections concernent encore 1 patient hospitalisé sur 20, rappelle le Lien, association de lutte contre ces infections qui organise ces Etats généraux. Ils s'achèveront par une «déclaration de Paris» alignant 24 propositions.
Auparavant, plus de 1.500 personnes, professionnels et patients, auront confronté leur point de vue. L'injustice du mode d'indemnisation des victimes via un fonds spécifique, l'Oniam, créé en 2002, fait partie des questions soulevées. Sans emploi salarié, les jeunes, les chômeurs, les femmes au foyer et les retraités en sont de fait pratiquement exclus, sauf à démontrer une invalidité supérieure à 24% (plus qu'une jambe coupée au-dessus du genou).
Ces 750.000 infections annuelles, de gravité variable, touchent le plus fréquemment l'appareil urinaire, les voies respiratoires, et la zone du corps opérée. Elles causent directement plus de 4.000 morts par an, alors que 30% d’entre elles seraient évitables, selon un rapport parlementaire.