Les victimes de maladies nosocomiales ont la parole

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Publié le 8 février 2007.

SANTÉ - Les premiers États généraux consacrés à ce problème de sécurité sanitaire s'achèveront vendredi avec une série de 24 propositions…

Dix ans après l'affaire de la clinique du Sport qui a sorti de l'ombre les infections nosocomiales contractées lors de soins, les premiers Etats généraux consacrés à ce problème de sécurité sanitaire, qui se tiennent jeudi et vendredi à Paris, donneront largement la parole aux victimes.

Légionellose à l'hôpital Pompidou (Paris), amputation de Guillaume Depardieu… ces infections sont devenues médiatiques. Et même si la lutte contre les infections nosocomiales a progressé en France, de l'aveu même du ministre de la Santé Xavier Bertrand, il faut «faire mieux encore».

Malgré une tendance à la baisse, selon la dernière enquête nationale de juin dernier, ces infections concernent encore 1 patient hospitalisé sur 20, rappelle le Lien, association de lutte contre ces infections qui organise ces Etats généraux. Ils s'achèveront par une «déclaration de Paris» alignant 24 propositions.

Auparavant, plus de 1.500 personnes, professionnels et patients, auront confronté leur point de vue. L'injustice du mode d'indemnisation des victimes via un fonds spécifique, l'Oniam, créé en 2002, fait partie des questions soulevées. Sans emploi salarié, les jeunes, les chômeurs, les femmes au foyer et les retraités en sont de fait pratiquement exclus, sauf à démontrer une invalidité supérieure à 24% (plus qu'une jambe coupée au-dessus du genou).

Ces 750.000 infections annuelles, de gravité variable, touchent le plus fréquemment l'appareil urinaire, les voies respiratoires, et la zone du corps opérée. Elles causent directement plus de 4.000 morts par an, alors que 30% d’entre elles seraient évitables, selon un rapport parlementaire.



Rappel L'affaire de la clinique parisienne du Sport avait éclaté en 1997. Les victimes de l'infection due à la bactérie xénopi sont des opérés du dos et aussi du genou, comme on le découvrira bien plus tard. En cause, un rinçage d'instruments avec de l'eau contaminée et la réutilisation de matériel jetable.
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