Le patch et la gomme pour arrêter la clope. C'est la solution préconisée par les médecins. « Celle qui apporte les meilleurs résultats », soutient Marie-Dominique Dautzenberg, tabacologue. Et, à la veille de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, c'est une option souvent choisie par les fumeurs. En décembre, les ventes de substituts nicotiniques ont augmenté de 26,9 % par rapport à l'an passé. « Il y a effectivement une augmentation des demandes de sevrage », continue la spécialiste. En 2007, le nombre de consultations en tabacologie aura doublé. Car si les patchs, gommes et inhaleurs sont en vente libre dans les pharmacies, les conseils d'un spécialiste sont précieux. « Chaque fumeur a besoin d'un dosage particulier en fonction de sa dépendance. Si le traitement est sous-dosé, il sera inefficace », explique Marie-Dominique Dautzenberg.
Pour inciter les fumeurs à arrêter, le gouvernement finance une aide de 50 e par an et par patient. Un coup de pouce « équivalent à un mois de sevrage », précise Frédéric Olivier, un pharmacien. Pas suffisant d'après lui, « le sevrage doit durer au minimum trois mois, voire plus, tout dépend du nombre de cigarettes fumées par jour », estime-t-il. En plus du patch, les gommes offrent un complément apprécié des fumeurs. « En mâchant, ils gardent le côté mécanique, ils remplacent le geste. Ça aide », ajoute le pharmacien. Et pour la tabacologue, « mâcher des gommes même en grande quantité, c'est toujours mieux que fumer ». Autre produit très attendu mais qui sera étroitement surveillé, le Champix devrait arriver en février. Le comprimé est annoncé comme la nouvelle arme antitabac.
Olivier Marino