Martine Aubry a assuré de son soutien la candidate qu'elle avait vivement critiquée...
On se serre les coudes au PS. Après une semaine agitée, les proches – et les moins proches – de la candidate socialiste dans le Nord ne veulent pas faire de vagues. «
Je tiendrai bon durant cette phase d’écoute», a assuré Ségolène Royal, en déplacement dans la région vendredi.
Le président (PS) de la communauté urbaine de Lille, Pierre Mauroy, a salué son hôte, «droite sur sa méthode, droite sur ses valeurs, et qui en plus est à l’écoute.» la candidate a aussi rencontré la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, qui ne l’avait clairement pas soutenue lors des primaires socialistes.
«Alors là, c’est la championne du rassemblement», a d'ailleurs admiré Pierre Mauroy. Martine Aubry, quant à elle, a joué la fidélité à 100% : «Tous les jours, on dit que je me rallie. J’ai toujours dit que je serai derrière le choix des militants. Aujourd’hui, je suis derrière Ségolène Royal, sans états d’âmes.»
Ecartés, donc, les sujets qui fâchent. Interrogée sur les déclarations de la candidate socialiste, qui juge l’application des 35h «uniforme et technocratique», Martine Aubry a même assuré qu’elle n’avait «pas envie de rajouter des petites phrases à des petites phrases.»
De son côté, Ségolène Royal a justifié sa position, en affirmant que «les entreprises ont besoin d’agilité pour acquérir des marchés extérieurs.» Après ces visites protocolaires, la candidate socialiste, escortée par Pierre Mauroy, Martine Aubry et une nuée de journalistes, a eu un court bain de foule dans les quartiers populaires de Lille.
Quelques encouragements, quelques bises, mais aussi un peu de déception. «Elle vient là avec son sourire, s’est étonnée une habitante de Lille-Sud, 75 ans. J’aurais préféré qu’elle distribue son programme.» Fin de l’étape ce soir, à Roubaix, pour un «
débat participatif» sur le
thème du logement.
A Lille, Tristan Waleckx