Le rôle du défenseur raconté par Didier Dinart

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Publié le 24 janvier 2007.

Alors que la France affronte l'Ukraine aujourd'hui, cinq internationaux expliquent leur sport

A l’occasion de la Coupe du monde de handball qui a lieu du 19 janvier au 9 février, les joueurs de l’équipe de France, champions d’Europe l’an dernier, racontent leur sport et la spécificité de leurs postes respectifs. Aujourd’hui, le défenseur.

«Imposer son engagement physique, pour intimider l’attaquant»
Par Didier Dinart, dit «le Roc», Français le plus capé (250 sélections en équipe de France)

«J’ai découvert le handball avec mon frère, dans les compétitions scolaires, avant de prendre ma première licence à 15 ans. J’ai occupé le poste de défenseur dès que je suis passé pro à Montpellier, en 1996, après le départ d’un Islandais qui occupait le poste. Moi, je ne participe jamais à l’offensive, sauf en cas de contre-attaque. Mon rôle est celui d’un meneur, d’un animateur de la cohésion défensive. Je dois essayer de contrôler toute la ligne de défense.

Pour cela, il faut mettre l’accent sur la motricité et la force physique. Avec un but permanent : gagner mon duel avec l’attaquant. Cela demande de regarder sans cesse le ballon, tout en surveillant le pivot adverse, pour éviter qu’il gagne la position préférentielle, c’est-à-dire l’empêcher d’être à l’aise pour marquer. Globalement, ma mission est de toujours mettre le tireur en mauvaise posture. A ce poste, il ne faut redouter personne. J’ai eu redouté, mais avec 250 sélections, on a le privilège d’être celui qui est craint plutôt que l’inverse. De toute façon, il faut surtout se concentrer sur soi-même en se disant que si le mec en face te passe, il ne passera pas la prochaine fois.

Pour résumer, le défenseur doit imposer son engagement physique à l’attaquant, pour l’intimider. Le gars qui prend des impacts pendant une heure, tu lui fais perdre sa lucidité dans les dernières minutes de la partie, souvent quand tout se joue. C’est comme ça qu’on a usé les Croates en demi-finales de l’Euro l’an dernier, puis les Espagnols en finale. En compétition internationale, quand on joue un match tous les deux jours, ça se gagne aussi sur l’état de fraîcheur.»
Propos recueillis par Stéphane ALLIES
Demain, le rôle de l'arrière expliqué par Jérôme Fernandez, champion d’Europe, champion du monde et double vainqueur de la Ligue des champions
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