Les infections nosocomiales (IN) sont entrées dans le débat public avec un premier scandale en 1997, à la Clinique du sport à Paris. Pas moins de 58 patients opérés du dos avaient été infectés par la bactérie xénopi. En cause : du matériel à usage unique réutilisé, des procédures de stérilisation défaillantes, un rinçage des instruments mal effectué… Treize plaintes avaient été déposées, et cinq personnes mises en examen pour une instruction close en décembre 2006.
Depuis, les germes se sont multipliés ainsi que les affaires : légionellose à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, en 2001, clostridium repéré dans le Nord l'année dernière (près de 400 cas, dont 22 morts), staphylocoque doré qui a valu à l'acteur Guillaume Depardieu d’être amputé de sa jambe en 2003, après 17 interventions. C'est d’ailleurs en partie grâce à lui que le gouvernement annonçait enfin, cette année-là, sa volonté de publier une sorte de «tableau de bord» des IN.