«On va appliquer la décision du tribunal, continuer et refaire des entretiens individuels avec les 50 salariés encore en cours de reclassement. Pour le moment, il n'est pas prévu de faire appel», a indiqué un porte-parole de la direction.
Quarante-six vendeurs non reclassés, que la direction avait licenciés mercredi dernier par lettre recommandée envoyée quelques heures avant l'audience du tribunal, ne bénéficieront pas de ces entretiens. La direction met en avant le fait d'avoir déjà proposé quelque 500 postes de remplacement au sein de la Fnac depuis l'annonce du plan social en mai 2006. Elle affirme que près de 60% de personnes sur 240 touchées «ont trouvé une solution en interne ou en externe».
En réalité, d’après le CE, «à la date d'aujourd'hui, seules 42 personnes ont retrouvé un poste au sein de la Fnac» et «il y a des gens qui sont partis que la direction est très heureuse de compter dans leur reclassement, car c'est plus pratique pour des effets de presse», même si dans les faits on ignore s'ils ont été réellement reclassés. Le CE juge l'effort de la direction insuffisant au vu des effectifs du groupe PPR (plus de 80.000 salariés) et de la Fnac (plus de 20.000).
La fermeture de la Fnac Services est liée à l'essor de la photo numérique, qui a fait chuter les ventes de l'enseigne de 50% en trois ans, selon la direction, et qui a plombé les comptes d'une autre enseigne comme Photo Service/Photo Station. Conséquence de la «sidérante imprévoyance, selon le CE, d’une direction qui n’avait pas pris les mesures nécessaires pour permettre à Fnac Service de s’engager dans la photographie numérique comme ses principaux concurrents ont pu le faire».