Son co-détenu avait été retrouvé mort mercredi avec une plaie au thorax…
«Très probables.» Le cannibalisme du détenu rouennais pourrait finalement être avéré. Meurtrier présumé d'un autre détenu, mercredi, à la maison d'arrêt de Rouen, il avait affirmé avoir mangé son cœur. Le procureur avait rejeté cette hypothèse après avoir retrouvé l'organe «à sa place habituelle, intact» au début de l’autopsie.
Mais ce sont d'autres organes qui n'ont pas été retrouvés. «L'absence (d') éléments anatomiques qui n'ont pas été retrouvés sur la scène du crime rend très probables les autoaccusations de cannibalisme de l'auteur présumé du crime», écrivait dans un communiqué le magistrat, vendredi. «Deux morceaux de muscle ont été retirés dans un espace intercostal et il manque la moitié supérieure du lobe gauche du poumon de la victime.»
La victime, âgée de 31 ans, avait été retrouvée mercredi matin par les surveillants dans la cellule qu'elle partageait avec deux autres détenus, tous trois en détention provisoire pour des crimes ou délits à caractère sexuel. Ils avaient demandé par écrit à partager leur cellule.