Et le plus mauvais footballeur est ...

7 contributions
Publié le 12 décembre 2006.

Les lecteurs des «Cahiers du football» décernent mardi l'anti-ballon d’or, baptisé «ballon de plomb», qui désigne le joueur le plus «bourrin» de la saison.

Après Francis Llacer en 2003, Fabrice Fiorèse en 2004 et Benoît Pedretti en 2005, le nouveau lauréat du Ballon de plomb sera connu mardi soir.
10 181 lecteurs du site Internet devenu magazine mensuel «Les Cahiers du football» ont voté parmi une liste des 15 plus gros bourrins ayant passé au moins six mois en L1 cette année. Thibaut Lécuyer, journaliste aux «Cahiers», explique le sens de cet anti-prix en passe de devenir une référence dans le foot underground français.

Comment est venue cette idée de récompense, blague de potaches devenue une quasi-institution?
L’idée au départ, c’était de parodier le ballon d’or, qui se prenait trop au sérieux et dont les résultats des dix dernières années sont, Ronaldinho et Zidane mis à part, tous critiquables et critiqués. On a eu un peu peur que le phénomène nous échappe. Autant Llacer correspond parfaitement à l’idée qu’on se faisait du Ballon de plomb, autant Fiorese et Pedretti sont quand même des bons joueurs. On ne veut pas avoir initié un prix citron, où les gagnants seraient les moins sympas. Le ballon de plomb n’est pas un prix méchant, il faut avoir de la tendresse envers celui pour qui on vote.

Quelles sont les «qualités» requises pour être désigné?
Nous avons édicté trois critères : la mentalité du joueur, sa qualité footbalistique et ses choix de carrière. Ce dernier critère s’est imposé aux deux autres concernant les choix de Fiorese et Pedretti. Le Ballon de plomb, ce doit être ce que les «nanars» sont au cinéma. Des mecs avec du potentiel, mais qui n’arrivent pas à l’exprimer. Il faut être mauvais, mais avec du panache. L’archétype, c’est Bakayoko. Un maître de la loose, Le gars qui tire toujours à côté, mais qui est persuadé d’être bon. Et qui peut parfois l’être, mais très rarement.
Le PSG et l’OM des grandes années avaient leur lot de «ballons de plomb» potentiels, ces joueurs besogneux et limités, mais sans qui les grands footballeurs ne peuvent pas exister. On nous a beaucoup reproché de ne pas avoir présélectionné Dhorasoo, mais il est impossible d’élire un si bon joueur.

Comment analysez-vous l’émergence d’une presse parodique et critique sur le football?
Notre succès est surtout d’estime. Avec 40.000 exemplaires à la vente, nous sommes loin de la popularité de France Football. Notre volonté est celle de se mettre à la place du supporter. Aujourd’hui, le football est trop pris au sérieux, en raison des enjeux financiers qu’il génère. Avec Canal, TF1 ou L’Equipe, l’information est achetée par les gens qui la traitent. Nous pensons qu’il faut prendre du recul. Quand on voit l’actualité du foot ce dernier mois, on ne peut pas se concentrer que sur l’aspect sportif.

Le verdict devrait tomber en fin d'après-midi, ou en début de soirée... 20minutes.fr vous tiendra informé...
Propos recueillis par Stéphane ALLIES
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr