L'Europe a connu l'automne le plus chaud depuis des dizaines voire des centaines d'années. Cette douceur met en péril le début de saison des sports d'hiver dans les Alpes et relance le débat sur le réchauffement climatique.
Aux Pays-Bas, l'Institut royal météorologique a indiqué que l'automne 2006 était le plus chaud que le pays ait connu depuis trois siècles, avec une température moyenne de 13,5 degrés Celsius. L'institut reprend l'hypothèse du réchauffement climatique de la planète, mais signale aussi l'influence du vent du sud qui a soufflé plus que d'ordinaire sur le pays après un été déjà particulièrement chaud.
Dans le centre de la Grande-Bretagne, les températures automnales n'ont jamais été vues depuis le début en 1659 de l'enregistrement des données météorologiques, soit le registre le plus ancien en Europe. La température moyenne estimée pour cette année est de 12,6 degrés Celsius, le précédent record avec 11,8 degrés datant de 1730 et 1731.
En Autriche également, l'automne 2006 est le plus chaud jamais enregistré avec des températures de 1,5 à 2,5 degrés supérieures à la moyenne.
En Allemagne, les températures automnales enregistrées cette année sont les plus élevées depuis 1901, avec une moyenne de 12 degrés entre septembre et novembre, soit 3 à 4 degrés de plus que la moyenne des relevés depuis le début du XXème siècle.
La France n’est pas en reste : cet automne bat tous les records enregistrés depuis 1950.
Selon Patrick Galois, prévisionniste à Météo France, la douceur qui s'étend sur toute l'Europe s'explique par la présence d'un anticyclone sur l'Europe centrale ou de l'Est et par des vents soufflant du sud ou de l'ouest. «Il faut aller en Sibérie ou en Laponie pour trouver des températures négatives», souligne-t-il. Ainsi, à Moscou, il fait entre 2 et 5 degrés, ce qui est tout à fait inhabituel à une période où, généralement, le thermomètre est largement tombé en dessous de zéro.