Drôle d'espion. Décédé le 23 novembre dernier à Londres, Alexandre Litvinenko, 43 ans, n'avait pas la langue dans sa poche. Il appartient à cette génération dite des « Komprats », qui fait des révélations sulfureuses via la presse pour faire tomber les têtes. Ainsi, en novembre 1998, cet ancien du FSB (ex-KGB) dénonce devant les caméras et en compagnie d'agents encagoulés l'ordre de sa direction d'assassiner l'homme d'affaires Boris Berezovski. A l'époque, le dirigeant du FSB est Vladimir Poutine, actuel président russe. Cette révélation obligera Litvinenko à quitter la Russie pour la Grande-Bretagne, où il obtient l'asile politique en 2001. A Londres, il travaille pour Berezovski et se lie à la mouvance pro-tchétchène. Il devient un de ces « ennemis de l'intérieur » que le Kremlin peut éliminer, depuis cet été, même à l'étranger. Selon la presse britannique, Litvinenko avait des problèmes financiers et envisageait de faire chanter des responsables des services de sécurité russes.
Metropolis
Dans le cadre de la Berlinale, une version restaurée de Métropolis de Fritz Lang sera proj...
publié le : 09-02-2010 15:18
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