Ségolène Royal : "Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre pays"
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Le PS rassemblé derrière Ségolène Royal. Durée: 1mn54 AFP TV
La candidate PS à la présidentielle a tenu, au lendemain de sa victoire à la primaire du parti, un discours volontariste et mobilisateur
Plus volontariste que jamais, Ségolène Royal a appelé les Français vendredi à Melle, dans les Deux-Sèvres, au « rassemblement » et à la « mobilisation » et a promis de se faire l’écho de la volonté populaire. « La politique doit partir de la vie des gens. Le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de sa vie », a-t-elle lancé s’adressant en particulier aux jeunes à la recherche d’un emploi, aux salariés « poussés vers la sortie » ou encore aux familles qui « ne joignent plus les deux bouts ».
Comme JFK
« N’ayons pas peur des idées neuves », proclame la présidente de région qui « sent » que la France est « en avance sur ceux qui la gouvernent » et qui estime que les Français sont « prêts aux réformes » à condition d’y « être associés ». Si elle ne tire « aucune gloire personnelle » de sa victoire aux primaires PS, elle ressent la « responsabilité » de ne pas décevoir « ceux qui espèrent » et entend « incarner le changement profond et le construire avec tous ». La future candidate socialiste à la présidentielle lance un « appel » aux Français qui n’est pas sans rappeler la rhétorique de John Fitzgerald Kennedy* : « rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre pays ».
Un "libéralisme sans foi ni loi"
Les inégalités qui se creusent ne sont pas « le visage irréductible de la modernité », estime la socialiste qui pense qu’il faut « rester fidèles à nous-mêmes pour résister au vent mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi » dans le contexte de la mondialisation dont la France peut également profiter. « Être socialiste, c’est garder au cœur la révolte intacte », lance celle qui souhaite « unir la gauche dans sa diversité ». La France peut être à la fois « économiquement dynamique et socialement solidaire » et doit « admettre ce qu’elle est devenue » : un pays « diversifié » et « coloré ». Ségolène Royal se propose « d’aider la France à s’accepter telle qu’elle est et à voir dans sa diversité une énergie ». Avant de conclure, dans une formule qui vaut signature, qu’elle se fixe comme objectif de « rassembler les Français dans un désir d’avenir ».
Alexandre Sulzer
* : Le 20 janvier 1961, jour de son installation à la Maison Blanche, John F. Kennedy déclare : « Vous qui, comme moi, êtes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour le monde ».
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