Cette reconstitution ne devrait pas bouleverser l'enquête.
Il y a deux ans, Géraldine Giraud et Katia Lherbier étaient retrouvées mortes dans un puisard dans le jardin de Jean-Pierre Treiber. Mis en examen pour assassinats, il participe depuis vendredi matin à la reconstitution des faits dans sa propriété, sur les hauteurs de Villeneuve-sur-Yonne, sous la direction du juge d’instruction Mickaël Ghir.
Il s’agit de déterminer si Jean-Pierre Treiber a pu être capable, seul, de porter les corps, les enfouir dans le puisard et les recouvrir de pierres et de gravats grâce à une pelleteuse. Car il n’est pas le seul poursuivi dans cette affaire.
La tante de Géraldine Giraud, Marie-Christine Van Kempen est également présente pour cette reconstitution. Elle est poursuivie pour "complicité d'assassinats" mais demeure libre sous contrôle judiciaire. L’amie de Jean-Pierre Treiber, Patricia Darbeaud, est aussi de la partie. Mise en examen pour "recel d'escroquerie", elle aurait profité des achats ou retraits effectués grâce aux cartes bancaires des victimes.
Selon leurs avocats, les deux femmes n’auront pas à intervenir, mais leur présence est obligatoire comme dans toute procédure pénale. Cette première reconstitution, à laquelle assistent également les avocats des familles Giraud et Lherbier ainsi que des membres de la famille Lherbier, ne devrait cependant pas entraîner de nouvelles révélations.
Une hypothèse de travail des enquêteurs est que Géraldine et Katia ont pu être tuées à Sens, dans la maison qu'occupaient la tante de Géraldine, Marie-Christine Van Kempen, et Katia. Leurs corps auraient alors été transportés à Villeneuve-sur-Yonne dans un véhicule qui n'a pas encore été retrouvé. Géraldine Giraud et Katia Lherbier avaient disparu dans la soirée du 1er novembre 2004, avant d’être découvertes sans vie le 9 décembre suivant.
Sandrine Cochard (avec AFP)