Réactions des personnalités politiques suite à la victoire de Ségolène Royal aux primaires du PS
DSK
"Elle a gagné, elle a bien gagné, tout le monde sera derrière elle."
"On a mené une belle bataille et constitué une force dans le PS avec laquelle il faudra compter demain", a-t-il ajouté.
"Les socialistes ont une candidate et il faut gagner contre la droite."
Bertrand Delanoë Le maire PS de Paris, un proche de Lionel Jospin, qui avait laissé entendre qu'il voterait blanc au scrutin interne des socialistes, a déclaré à l'AFP qu'à "l'issue d'un remarquable processus démocratique, aujourd'hui pour la première fois une femme peut devenir présidente de la République, ce qui est en soi un événement politique considérable et progressiste".
Il a tenu à féliciter la présidente de Poitou-Charentes "pour son excellent score, qui est, pour elle comme pour nous tous, source de légitimité et de force".
"Le moment est venu de rassembler tous les socialistes dont je suis fier de faire partie", a dit le maire, qui a adressé un "message d'amitié" à DSK et Fabius.
"Le PS a un objectif : battre la droite, et une ambition que porte désormais Ségolène Royal : développer de 2007 à 2012 un projet politique inédit au service de la France", a-t-il ajouté.
"Jamais sans doute le besoin de renouveau ne s'était exprimé de façon aussi forte au sein de la société française. Pour y répondre, nous devrons avoir le courage de dire la vérité sur nos analyses, nos choix et nos actes", a poursuivi M. Delanoë qui a appelé à "des réformes d'une audace radicale".
"J'entends évidemment m'engager résolument dans cette bataille démocratique" et "je souhaite qu'autour de Ségolène Royal, se crée une dynamique collective qui, le moment venu, devra rassembler l'ensemble des forces démocratiques de notre pays", a dit le maire.
Arnaud Montebourg Le porte-parole de Ségolène Royal a estimé qu'avec la désignation de celle-ci comme candidate du PS à la présidentielle c'est "la construction d'un socialisme rénové" qui débute.
"C'est un moment important, les militants socialistes ont voulu tourner la page d'une certaine forme de passé du parti socialiste, de certaines querelles", a dit M. Montebourg devant la presse, au siège du parti.
"Nous allons nous donner la main", a-t-il encore déclaré, estimant que le rassemblement se ferait sans problème entre les trois candidats à l'investiture, et ensuite "pour rassembler toutes les autres gauches".
"Là, le travail ne fait que commencer", a-t-il dit.
Jean-Luc Mélenchon Ce proche de Laurent Fabius s'est dit "très déçu" par le vote des militants socialistes en faveur de Ségolène Royal, et a insisté sur le rôle futur des collectifs antilibéraux pour éviter que la gauche soit "déséquilibrée".
"Je suis très déçu, je suis perplexe, ça me met dans un sentiment de consternation", a-t-il déclaré devant la presse, au siège du parti socialiste.
"Je ne pensais pas que le PS se donnerait une orientation politique comme ça, avec des positions avec lesquelles je ne suis pas en phase", a-t-il ajouté, citant notamment l'assouplissement de la carte scolaire. "Je me demande ce que je vais faire", a-t-il indiqué.
Pour lui, "la responsabilité des collectifs antilibéraux est plus grande que jamais : ils doivent arriver à dégager un candidat commun entre eux pour qu'il y ait une véritable dynamique de gauche".
"Autrement la gauche va être déséquilibrée, si elle est uniquement appuyée sur le centre gauche. Il faut que toute la gauche soit représentée dans cette élection", a-t-il souligné.