Quelques militants du collectif Alsace sans OGM ont déposé hier matin, dans le hall du conseil régional, des paniers garnis remplis de produits issus de l'agriculture biologique et traditionnelle. Sous les fruits et légumes, on trouvait aussi près de 7 000 signatures réclamant l'adoption par l'institution de la charte de Florence, signée par une trentaine de régions européennes. Un texte qui vise à protéger les cultures traditionnelles ou biologiques contre une contamination provoquée par des résidus issus de champs d'OGM. « Veut-on un jour voir de la choucroute aux OGM ? », a lancé Alain Jund, coordinateur du réseau. Pour ce dernier, « il y a une contradiction entre les politiques régionales en faveur des labels de qualité et le silence du conseil sur la culture d'OGM en Alsace ». Le directeur de cabinet d'Adrien Zeller a assuré que le conseil régional devrait ouvrir le débat en début d'année prochaine.
J. B.