"Les Ségolistes fêtent la victoire au Beaujolais"

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Publié le 17 novembre 2006.

La candidate a totalisé 50.4% des voix dans les trois sections PS du 18e arrondissement

Pizza et Beaujolais nouveau. Les pro-Ségo des trois sections PS du 18e arrondissement ont fêté modestement la victoire de leur candidate jeudi soir, avec 50.4% des voix. Peut-être pour ne pas froisser les Jospiniens et autres supporteurs de Delanoë, d’ordinaire majoritaires dans deux des trois sections du local de la rue Trétaigne : quelques heures plus tôt, l’ex-Premier ministre était venu déposer son bulletin dans l’urne de la section Chapelle-Goutte d’Or et le maire de Paris dans celle de Jean-Baptiste Clément.

Comme beaucoup de sections, celles du 18e ont quasiment doublé leurs effectifs depuis un an. Un afflux de jeunes adhérents qui peut expliquer la victoire de la présidente de Poitou-Charentes. A l’annonce des résultats, ses partisans ne tarissent pas d’éloge : «Ségolène est suprêmement intelligente», s’enthousiasme une militante féministe. Un «camarade» renchérit : «Elle a eu un discours rassurant pour ceux qui vivent dans les banlieues de merde comme moi. » Les autres haussent les épaules, dépités. « Je ne parle pas le langage de Ségolène. Je ne sais pas ce que c’est "l’ordre juste", "la République du respect " ou encore "l’Europe de la preuve", déplore un militant de la section JBC, qui a voté blanc.

"Camomille ou tilleul"
La participation a atteint des records dans les trois sections, avoisinant les 76%. Les militants, massés autour des tables, suivent fébrilement le dépouillement des bulletins. Des «chut» fusent ça et là dans l’agitation générale, pendant que certains débattent «camomille ou tilleul» pour la suite de la soirée. Quelques irréductibles de la section Chapelle-Goutte d’Or ont glissé des photos de Jospin dans les enveloppes, retardant un peu l’annonce des résultats. Rien n’y a fait. Ségolène a gagné.

« Eviter un 21 avril bis »
La notion de vote utile a fait son chemin. Car le spectre du 21 avril plane toujours. «Je crains que l’extrême droite augmente ses voix», s’inquiète un jeune homme fraîchement militant. Bien plus qu’une éventuelle candidature de Jean-Pierre Chevènement, balayée d’un revers de main. «Il est lamentable, ce n’est plus que le fantôme de lui-même !» soupire-t-on. «Tous les candidats de gauche peuvent potentiellement prendre des voix au PS, souligne une autre. Mais n’oublions pas que la principale menace vient de Sarkozy.»

C.F. et S.C.
 
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