Antoine Kombouaré, entraîneur de Valenciennes, 15e de Ligue 1.
Pourquoi avoir interdit à vos joueurs de s'exprimer sur les retrouvailles entre Marseille et Valenciennes, dimanche (14e journée de L1), treize ans après le scandale de corruption ?
Je ne leur ai rien interdit, ils sont assez grands pour savoir ce qu'ils doivent faire. Je leur ai juste recommandé de ne pas parler de « l'affaire ». Dans le contexte actuel, ils auraient pu dire des bêtises, ou leurs propos auraient pu être interprétés. Et puis de toute façon, ils n'étaient pas là au moment des faits, alors à quoi bon l'évoquer ? La meilleure façon d'en parler, c'est de répondre présent sur le terrain, en ramenant au moins un nul.
La pression est-elle particulière sur ce match ?
La pression, elle est là parce que Marseille reste sur quatre défaites de suite en L1, et nous trois. Mais aussi parce qu'on n'a encore jamais réussi à prendre la mesure des grands stades, comme à Lens (3-0) ou à Lyon (2-1).
Finalement, l'enjeu symbolique de cette rencontre ne vaut que pour les supporteurs...
Justement, ce match peut être pour eux un moyen d'exorciser le passé, de faire la paix. On a rencontré les supporteurs, je comprends leur frustration par rapport à tout ce qui s'est passé. Ramener quelque chose du Vélodrome rendrait un peu de fierté aux gens de Valenciennes. Mais nous, on s'occupe du terrain, c'est tout.
Recueilli par Antoine Maes