Dans les Bouches-du-Rhône, ils représentent un quart des 9.700 militants PS. Les «adhérents web», venus au Parti socialiste après la grande campagne d’adhésion lancée sur la toile, ont bousculé équilibres et habitudes. Militante depuis 2000, Sophie, 25 ans, se demande «s’ils vont rester après la présidentielle».
«Dans ma section, on est passé soudainement de 70 à 160 adhérents, explique Christophe, militant dans le 1er arrondissement de Marseille et membre du staff départemental de Ségolène Royal. Mais les militants web, on les a rarement vus dans les réunions ou sur les marchés pour aller tracter. Ils ont un esprit Internet, le style «j’ai payé mon adhésion donc j’attends un compte-rendu de la réunion à laquelle je ne suis pas allé» ».
«Tous venus par l’Internet»Le son de cloche est différent dans le 5e arrondissement. Michèle, 60 ans, a adhéré via l’Internet «pour soutenir Ségolène Royal». Elle a suivi «beaucoup de réunions, notamment celles sur le programme» où elle a eu un débat serré avec Jean-Christophe, qui vote pour Laurent Fabius. Bernard, secrétaire de section, confirme: «les adhérents web sont assez motivés». Dans le cinquième, sur 170 cartes PS, on compte 51 nouveaux adhérents «tous venus par l’Internet». La toile a été très utilisée dans le débat interne: «J’ai proposé aux militants d’échanger leurs adresses mails, explique Bernard. 110 ont accepté. Grâce à ça, on a pu tous s’envoyer des contributions par mail pour défendre tel ou tel candidat. Mon dernier mail, je l’ai envoyé une heure avant le début du vote».
A Marseille Frédéric Legrand