Tollé sur la sortie raciste de Frêche

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Publié le 25 janvier 2007.

Le maire de Montpellier avait estimé mardi que l'équipe de France comptait «neuf blacks sur onze» alors qu'il ne devrait y en avoir que «trois ou quatre».

En plein vote d’investiture, le président de la région Languedoc-Roussillon joue la boîte à emmerdes du PS. Rallié fraîchement à Ségolène Royal, après avoir longtemps soutenu Dominique Strauss-Kahn, Georges Frêche a une nouvelle fois provoqué l’ire de ses camarades. En cause, ses propos sur l'équipe de France de football. Selon des propos rapportés jeudi par le Midi-Libre, il avait regretté mardi soir lors d'un conseil d'agglomération de Montpellier, dont il est président, que la sélection des Bleus compte «neuf blacks sur onze». Selon lui, «la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre». Avant d’en déduire que «les Blancs sont nuls».

«Si ces propos ont été effectivement tenus, ils sont insupportables, c'est extrêmement grave», a estimé jeudi Ségolène Royal, tandis que François Hollande a condamné les propos «de la manière plus ferme qui soit». Dénonçant «une conversion indigne à l'idéologie et à la rhétorique de l'extrême droite» et un «grave dérapage», le maire de Paris Bertrand Delanoë a exigé l"«exclusion» de Georges Frêche du parti. Ce dernier est coutumier des «dérapages» : une sortie contre les harkis, qualifiés de sous-hommes, lui avait valu une suspension de deux ans. C’était en février et cela lui vaut de comparaître le 30 novembre devant le tribunal correctionnel de Montpellier.

Jacques Chirac a de son côté tenu à rappeler «que la République garantit l'égalité des citoyens, sans distinction d'origine ou de religion». «Il est du devoir de chacun, et singulièrement des élus du peuple, de respecter ce principe fondamental pour la cohésion de notre nation». Condamnation plus explicite encore à l’UMP, où l’on estime que «encore une fois, Georges Frêche nous montre la face sombre du PS qui se pose pourtant trop souvent en donneur de leçons sur ces sujets». Même Jean-Marie Le Pen a reproché à celui qu’il a décrit «un socialiste farfelu» de se rendre coupable… de «racisme anti-blanc».

«Papa d’Oc», comme le nomme ses détracteurs, s’est exprimé en début de soirée, assurant avoir été mal compris. «Je suis imagé. S'il faut se formater et parler la langue de bois comme tout le monde, je veux bien mais moi, je ne fais pas de la politique pour ça. Il est certain que ce genre de personne fâche, dans tous les partis d'ailleurs».
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