« C'est le rapport le plus important que j'aie reçu depuis que je suis Premier ministre », a commenté le Britannique Tony Blair, en recevant lundi le document de 700 pages rédigé par l'ancien chef économiste de la Banque mondiale, Nicholas Stern. Ses conclusions : si rien n'est fait d'ici à dix ans, le réchauffement climatique, avec ses inondations, ses maladies, ses famines et ses réfugiés, pourrait déclencher une récession économique mondiale d'« une ampleur catastrophique », avec un coût de plus de 5 500 milliards d'euros, soit plus que les deux guerres mondiales. Depuis longtemps, la menace économique est prise très au sérieux par le secteur privé. Les réassureurs, durement frappés par les cyclones, sont aujourd'hui dotés, selon certains experts, des rapports les plus pointus sur la question du climat.