
Au 1er janvier 2007, les actuels contrats de ville seront remplacés par les nouveaux contrats urbains de cohésion sociale (CUCS)
Rudes négociations. Au 1er janvier 2007, les actuels contrats de ville seront remplacés par les nouveaux contrats urbains de cohésion sociale (CUCS). Ceux-ci, passés entre l'Etat et les collectivités territoriales, ont pour but de financer des actions en faveur des habitants de quartiers en difficulté. Pour gagner en efficacité, la carte des zones sensibles du Nord est aussi redessinée. Officiellement, cette réorganisation est le résultat d'un « diagnostic conjoint » de l'Etat et des collectivités. La réalité est plus conflictuelle. « Ces derniers mois, on a mené une bataille avec l'Etat », témoigne Walid Hanna, adjoint (Personnalités) à la Politique de la ville de Lille. La municipalité a finalement réussi à conserver les zones sensibles actuelles. Mais pour le préfet Daniel Canepa, ne pas choisir, c'est courir le risque d'un « saupoudrage » financier.
Car une autre bataille se profile : celle des moyens. Si le préfet s'est engagé à ce que l'enveloppe de l'Etat « ne soit pas revue à la baisse », il a rappelé que celui-ci « ne [financerait] pas des projets qui ne rentreront pas dans ses priorités ». Pour les municipalités, il s'agit maintenant de préparer leur dossier conjointement avec les associations. Réaliste, Christian Bitoumbou, secrétaire de l'Association interculturelle d'entraide de Lille-Sud, relativise : « La peur de voir baisser les subventions, on l'a chaque année. » Nicole Klein, préfète déléguée pour l'Egalité des Chances, se veut plus rassurante. « On ne peut imaginer un désengagement de l'Etat », estime-t-elle.
Anthony Micallef
Question écrite du député Daneil Garrigue
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publié le : 10-02-2010 01:40
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