Les voitures ne suffisent plus. En quelques jours, sept autobus ont été incendiés par des groupes de personnes encagoulées et parfois armées. Selon les spécialistes des violences urbaines, les auteurs de ces attaques recherchent avant tout un effet spectaculaire. Selon François Dieu, universitaire toulousain, ils « expriment leur rage », mais « recherchent surtout le spectaculaire et le sensationnel » dans le contexte d'une « criminalité en bande organisée ». « Un bus, ce n'est pas une cible dangereuse à attaquer, comme une voiture de police, relève Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS. Le chauffeur et les passagers ne pourront pas s'y opposer, d'autant plus qu'une cagoule permet aux assaillants de se protéger à peu de frais des coûteux systèmes de vidéo installés dans le bus. »