Nouveau rebondissement dans l'affaire Courjault. La mère, Véronique, a reconnu non pas deux, mais trois infanticides. En garde à vue à Tours, elle a avoué mercredi avoir tué les deux bébés retrouvés en juillet par son mari dans leur domicile en Corée du Sud. Mais on a appris hier qu'elle a aussi reconnu avoir tué un troisième bébé à sa naissance en France en 1999, dont elle aurait brûlé le corps. Elle a été mise en examen pour assassinat, puis écrouée. Le procureur de la République a aussi demandé la mise en examen de son mari pour complicité d'assassinats.
Agée de 38 ans et mère de deux garçons de 11 et 10 ans, Véronique Courjault niait depuis juillet tout lien avec les bébés découverts à Séoul. Elle a craqué mercredi au deuxième jour de sa garde à vue, et après que des tests ADN français ont confirmé sa parenté établie par des analyses sud-coréennes. Elle aurait parlé aux policiers alors que son mari avait quitté le commissariat pour assister à une perquisition à leur domicile de Touraine. Confirmant ainsi que Jean-Louis Courjault, ingénieur souvent en déplacements, n'était pas au courant des infanticides.
Son épouse aurait accouché seule chez elle à Séoul d'un bébé en 2002, puis d'un autre fin 2003. A la suite de ce dernier accouchement clandestin, elle a subi une ablation de l'utérus à l'hôpital de Séoul, sans doute dû à des complications. Elle aurait étouffé ou étranglé les deux bébés. Les Courjault, installés à Séoul depuis 2002, n'ont emménagé dans le domicile où ont été découverts les corps dans le congélateur qu'en juin 2005. Véronique Courjault aurait donc transporté les bébés morts d'un logement à l'autre.
Bastien Bonnefous