Le Crédit Lyonnais « n'échappera pas une nouvelle convocation devant la cour d'appel », a déclaré Bernard Tapie hier au lendemain de l'arrêt de la Cour de cassation, qui a annulé l'indemnisation de 135 millions d'euros qu'il espérait pour renflouer son groupe. Le dossier doit être renvoyé devant la cour d'appel de Paris, mais avec une nouvelle composition. Toutefois, une transaction à l'amiable entre l'homme d'affaires et le CDR, l'organisme public chargé d'assumer le passif du Crédit Lyonnais, resterait possible. Le président du CDR s'est déclaré prêt hier à « reprendre une discussion ». Cette transaction se ferait « sur la base de la proposition » faite par un médiateur en 2005. Tapie a rétorqué : « On ne dit pas (...) “maintenant on est prêt à négocier”, en tout cas ce n'est pas au niveau de ce qu'on peut attendre d'un membre du Conseil d'Etat. (...) Ça ne s'apparente pas à une négociation, mais à une mise en demeure ».