L'alcool tue toujours autant. Sa consommation continue de faire au moins 22 000 morts par an en France, même si elle est en baisse. C'est l'enseignement principal de l'« état des lieux » dressé dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié hier par le ministère de la Santé et l'Institut de veille sanitaire. En comptant les seuls « décès directement imputables à l'alcool », résultant notamment de cirrhoses et de cancers, l'Inserm en a recensé plus de 22 000 en 2002. Mais, selon une autre étude, 45 000 décès annuels peuvent avoir l'alcool comme « cause associée ». Les jeunes sont plus souvent ivres que leurs aînés : 14 % des Français disent avoir été ivres au cours des douze derniers mois, mais la proportion grimpe à 48 % parmi les hommes de 20 à 25 ans et à 20 % parmi les femmes de cet âge. Aujourd'hui, quelque 10 millions de Français consomment de l'alcool au moins trois fois par semaine et 6,4 millions tous les jours.