«Halo4» : «Tout le monde peut s'investir dans le héros Master Chief»

3 contributions
Publié le 9 décembre 2012.

JEU VIDEO - Le directeur de la franchise Halo, Frank O' Connor, raconte l'évolution du héros de la saga, le soldat cybernétique Master Chief...

«Assassin’s Creed 3», «Borderlands2», «Dishonored», la concurrence était féroce. Mais c’est «Halo4» qui a gagné vendredi dernier le prix du meilleur jeu Xbox 360 de l’année à la cérémonie des Video Games Awards, à Los Angeles. La saga de science-fiction, dont les jeux se sont écoulé à 46 millions d’exemplaires, est revenu avec un nouveau studio, 343 Industries, qui a remplacé l’historique Bungie, au développement. Frank O’Connor travaille depuis dix ans sur cette série. Le directeur de la franchise Halo raconte le retour de son héros, le soldat cybernétique Master Chief (Le Major en VF), absent de la saga depuis «Halo3» en 2007.

Comment définir la personnalité du héros Master Chief?

Ce qui est intéressant à propos de Master Chief, c’est que le joueur verse un peu de sa propre personnalité en lui. Car on ne voit pas son visage, on endosse son armure et on explore le monde à travers ses yeux. J’ai parlé avec beaucoup de fans : des Noirs, des Blancs, des hommes, des femmes, des personnes handicapées ou valides… Et tous se sont investis dans le personnage. Mais ce n’est pas propre au jeu vidéo. On fait la même chose avec des jouets quand on est un enfant.

Comment a-t-il évolué depuis le début en 2001?

Dans le premier «Halo», il était presque comme un véhicule qu’on contrôlait, mais les gens se sont attachés à lui. Et au fur et à mesure, il a développé une personnalité, ce qui m’a surpris car la plupart du temps, il demeurait silencieux et stoïque. Depuis 2007, il n’était pas apparu dans la saga, dans les épisodes « Reach» et «ODST». Les fans le réclamaient pour connaître la suite de son histoire. Dans «Halo 4», Master Chief désobéit à une injonction pour la première fois dans sa carrière. Pour lui, cela représente un vrai changement dramatique. Jusqu’ici, il recevait des ordres, y obéissait et sauver l’univers.

Pourquoi son design a-t-il évolué depuis le début?

D’abord, Le premier «Halo» était sur un système de jeu différent, la Xbox. Son rendu n’était pas en haute définition. Puis, entre «Halo 3» et «Halo 4», le studio de développement a également changé. C’est normal que les artistes de 343 Industries veulent interpréter cet univers à leur propre manière et apposer leur cachet.

Qu’est-ce qui a changé par exemple?

Si on compare le Master Chief du premier «Halo» et le dernier, aucun pixel ne se ressemble. Même les couleurs de son armure ont changé: du vert vif on est passé à un vert plus nuancé, plus militaire. C’est en partie dû à la technologie: il y a une palette de couleurs plus importante sur la Xbox 360 que sur la Xbox.

Et ses mouvements?

Oui, bien sûr, dans les cinématiques, on voit que son animation a changé. Mais dans le jeu même, c’est important de conserver sa vitesse, la même sensation de gravité… Des choses très subtiles. C’est très important, pour que, lorsque le joueur prenne la manette, il sente qu’il est en terrain connu. D’ailleurs, il y a une expérience amusante. A quelqu’un qui a joué à  «Halo», demandez-lui comment il met ses mains autour de la manette. Vous verrez qu’il a une mémoire des muscles très liée à ce jeu et à l’utilisation des boutons pendant des années.

Le design artistique de Halo 4 joue beaucoup sur les effets de lumière. Pourquoi?

Pour la première fois dans la série, le jeu tourne en résolution 720p. On a également changé le moteur pour l’éclairage. Ainsi, dans les «Halo» précédents, on voyait l’architecture de la civilisation des Forerunners abandonnée ou en ruines. Nos artistes ont voulu lui redonner un aspect vivant, à nouveau peuplé et en état de fonctionnement. Les Forerunners utilisent la lumière comme une substance qui a des propriétés physiques. D’où ces ponts de lumière qu’on peut traverser.

Un trailer de «Halo 4»:

Joël Métreau

Un shooter spectaculaire mais trop conservateur

Les fans d’aventures spatiales et de mondes aliens apprécieront ce blockbuster de Microsoft pour ces cinématiques magnifiques et spectaculaires. Le design artistique, plus sombre et plus âpre, donne un aspect mature bienvenu dans la série. Seulement, pour un shooter, la jouabilité de «Halo4» apparaît trop classique et sans surprise par rapport à ses prédécesseurs. On peut se consoler avec un le multijoueur très complet et ultra-amusant.

Mots-clés
Newsletter
HIGH-TECH

Recevez une fois
par semaine
toute l'actualité high-tech

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr