Facebook dit avoir «appris» du faux bug du 24 septembre

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Publié le 22 novembre 2012.

WEB - Richard Allan, le directeur des Affaires publiques de Facebook en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, est revenu sur la fameuse affaire du faux bug survenue fin septembre...

Il y a deux mois, le 24 septembre, des milliers d’utilisateurs de Facebook en étaient convaincus: des messages privés avaient été accidentellement rendus publics par le réseau. Pourtant, il n’en était rien. Les internautes avaient simplement oublié les conditions d’utilisation de l’ancienne interface, comme le confirmait la CNIL quelques jours plus tard au terme d’une enquête.

«Cette affaire, comme celle survenue en Finlande quelques mois plus tôt, est pour nous le signe qu’il nous incombe de rendre les changements et les mises à jour plus compréhensibles» affirmait ce jeudi Richard Allan, le directeur des Affaires publiques de Facebook EMEA, dans les locaux de Facebook France à Paris.

«Cette histoire nous a appris plusieurs choses. Nous sommes davantage conscients que des choses évidentes pour nous quand nous lançons un produit ne le sont pas forcément pour les utilisateurs. Et nous devons avoir en tête le travail et l’adaptation que nous leur demandons» poursuit Allan.

«Peut-être attendait-on trop de travail de la part de l’utilisateur»

«Ce qu’a inventé Facebook, ce sont les messages pas tout à fait privés, et pas tout à fait publics non plus» affirmait à 20 Minutes le sociologue des réseaux sociaux Dominique Cardon, au moment du faux bug. «Les changements que nous réalisons n’affectent jamais ni le contenu, ni le public auquel le contenu est accessible. Seule l’organisation ou l’affichage des divers contenus change» rétorque Allan.

Comment éviter alors une telle confusion à l’avenir, notamment le jour où un autre dispositif viendra remplacer la Timeline actuelle? «Pour nous, cela peut passer par un travail sur du matériel pédagogique, sur la période de transition entre deux interfaces, ou sur des outils pour mieux la gérer» assure le cadre de Facebook, qui insiste sur le fait que cela avait été le cas, à un certain degré, pour la mise en place de la Timeline. «Nous avions offert aux utilisateurs un outil pour qu’ils se rendent compte de tous les changements, et qu’ils parcourent leurs anciens contenus. Mais peut-être attendait-on trop de travail de leur part» estime Allan.

Autre sujet d’inquiétude de ces dernières semaines: le réseau social scanne-t-il nos messages privés? «Non, pas pour des utilisateurs lambda. Facebook peut être autorisé à lire les messages privés uniquement lorsqu’il s’agit d’un utilisateur potentiellement dangereux. Par exemple, si la police recherche un homme de 50 ans ayant envoyé ces derniers jours 300 messages à caractère sexuel, des experts de nos bureaux à Dublin vont scanner les profils correspondants, en tentant de réduire au maximum le nombre de profils concernés» explique Richard Allan. «C’est une question très délicate, sur laquelle nous évoluons au fur et à mesure. Mais a contrario, nous n’envisageons pas de ne pas aider la police dans ses recherches» affirme-t-il.  

Annabelle Laurent
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