UMP: Revivez les événements de la journée du 22 novembre

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Publié le 22 novembre 2012.

LIVE - Après l'élection de dimanche et l'imbroglio qui a suivi, les rebondissements se poursuivent à l'UMP...

Ce live est maintenant terminé, merci à tous de l'avoir suivi tout au long de la journée. Bonne soirée!

20h45: Le député UMP Lionnel Luca ironise sur Twitter

20h15: Patrice Gélard affirme qu'il faut recompter dans «quatre ou cinq fédérations»
Invité du 20h de France 2, le président de la Cocoe a indiqué qu'il n'était pour l'heure pas possible «de savoir qui va gagner».

19h55: La commission nationale des recours de l'UMP se réunit dimanche à  11h, ont indiqué ses membres à l'AFP

19h32: François Fillon «fait toute confiance» à la commission Juppé

19h16: Une première réunion de la commission Juppé aura lieu la semaine prochaine
Alain Juppé a indiqué constater l'accord de Jean-François Copé et François Fillon à la création de sa commission.

Alain Juppé précise que la commission sera composée de cinq membres: Lui-même, un représentant de François FIllon, un représentant de Jean-François Copé, et deux autres personnes désignées en accord avec les deux parties.

19h15: François Fillon «déposera auprès de la commission Juppé l’ensemble des recours relevant des irrégularités dans un certain nombre de fédérations»
Dans un communiqué, François Fillon «se félicite que la proposition d’Alain Juppé de mettre en place une commission indépendante pour sortir l’UMP de la crise ait été acceptée par tous». Il «déposera auprès de la commission Juppé l’ensemble des recours relevant des irrégularités dans un certain nombre de fédérations», ajoute t-il.
 

18h10: François Fillon est l'invité de RTL, demain vendredi à 7h45

18h: Camille Bedin, soutien de Copé: «L'objectif c'est de tuer Jean-François Copé»
«Nous sommes attaqués par un putsch ridicule, il faut réagir. Parce qu’ils (les fillonistes) veulent saborder l’UMP», estime Camille Bedin, une des secrétaires nationales de l'UMP, dans une interview à 20 Minutes.
>> Lire l'interview par ici

17h45: L'élection à l'UMP échauffe les esprits...également chez les journalistes
Olivier Mazerolle a piqué une colère en direct sur BFMTV, expliquant en avoir «marre de commenter des inepties».

17h35: Eric Ciotti envisage de porter plainte après les accusations lancées par le bras droit de Jean-François Copé
Plus tôt, Jérôme Lavrilleux a mis directement en cause Eric Ciotti et Christian Estrosi dans des cas de «bourrages d'urnes.

16h45: Valérie Péresse refuse qu'Alain Juppé tranche sur la base des travaux de la commission des recours

16h16: Jean-François Copé accepte la proposition de médiation d'Alain Juppé
Dans une scène plutôt surréaliste, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, a égrainé les différents points noirs du scrutin et accuse le camp Fillon de «turpitudes délibérées». Il se livre ensuite à un commentaire plus personnel, parlant de cette situation comme «d'une grande souffrance». «Nous nous excusons auprès des militants», ajoute-t-il.
«Un recours est déposé, nous nous plierons à sa décision. Nous acceptons l'échelon supérieur, espérant que la sagesse va s'imposer», détaille-t-il, précisant que Jean-François Copé accepte «la médiation» d'Alain Juppé, qui propose de présider une instance collégiale pour réexaminer les résultats contestés de l'élection du président de l'UMP.


16h07: Jérôme Lavrilleux dénnonce des «bourrages d'urnes»
Montrant des photos de PV, prises par ses soins dans les bureaux de votes des Alpes-Maritimes, notamment à Nice, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, met directement en cause Eric Ciotti et Christian Estrosi dans des cas de «bourrages d'urnes».

16h03: Jérôme Lavrilleux parle de «manipulations scandaleuses»
L'imbroglio tourne au règlement de comptes. Depuis le siège de l'UMP, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé accuse «François Fillon et ses amis» de refuser de déposer des recours devant les instances prévues à cet effet. «Les contestations peuvent être légitimes», «mais elles se règlent devant la Commission», précise-t-il.
Or, «depuis 4 jours, nous assistons à des manipulations scandaleuses. Ce déballage devant la presse «abime chaque jour l'image du parti».

15h48: Et pendant ce temps-là, au Sénat...
David Assouline, sénateur de Paris et porte-parole du Parti Socialiste profite des questions au gouvernement pour se moquer de la cacophonie qui règne à l'UMP...

 

15h32: «Je ne fais pas ça par ambition personnelle»
«La proposition que j'ai faite elle est simple. On est pour ou contre. Je ne demande rien. Je n'ai pas envie de prendre cette fonction de président de l'UMP. Je ne fais pas ça par ambition personnelle»

15h27: «Je ne suis pas optimiste», indique Alain Juppé
«Je ne suis pas optimiste», a dit Alain Juppé, qui estime que le recours en justice ce serait une arme nucléaire. Quant à la proposition de Copé de siéger à la Commission Nationale des recours «cette proposition ne me convient pas», a indiqué Alain Juppé qui a également qualifié d'«étrange», le communiqué de la Cocoe.

15h22: «Ce qui est en cause c'est l'existence de l'UMP», estime Alain Juppé
Interrogé sur la situation que traverse l'UMP, Alain Juppé a estimé depuis Bordeaux que «ce qui est en cause c'est l'existence de l'UMP». «Nous allons tout droit à un éclatement si l'on n'arrête pas la mascarade».
Alain Juppé parle de deux problèmes. D'abord «la comptabilisation qui a été inexacte et les éventuelles irrégularités, qui relèvent de la commission de contrôle.

15h11«Le sparadrap du capitaine Haddock»
Interrogé sur BFMTV, Jérôme Chartier, député du Val d'Oise et soutien de François Fillon a indiqué que «François Fillon espère que Jean-François Copé va accepter la proposition d'Alain Juppé», estimant égament que cette élection volée «peut coller à Jean-François Copé «comme le sparadrap du capitaine Haddock».

 

14h56: Valerie Pécresse en remet une couche sur Twitter
Sur son compte Twitter, Valérie Pécresse, soutien de François Fillon, rappelle la position des fillionistes.

 

14h46: François Fillon salue l'initiative d'Alain Juppé
François Fillon a salué ce jeudi dans un communiqué l'initiative de médiation prise par Alain Juppé pour résoudre le conflit post-électoral à l'UMP.

14h25: Eric Ciotti: «Ne pas répondre à l'initiative pertinente d'Alain Juppé serait suicidaire pour l'UMP»

14h06: La Cocoe reconnait que l'ajout de voix manquantes inverserait «vraisemblablement» les résultats
«Les résultats ayant déjà été proclamés, les statuts de l’UMP ne permettent pas à la Cocoe de faire autre chose que le constat présent», écrit la Commission dans un communiqué. «C’est pourquoi la Cocoe demande désormais à la Commission des recours de statuer sur cette question en publiant des résultats définitifs après examen d’éventuels recours internes»
La Cocoe
« tient cependant à dénoncer le climat insupportable dans lequel elle a dû travailler», conclut-elle.

14h03: Selon Eric Ciotti, la Cocoe a admis que François Fillon aurait dû être élu

13h55: Alain Juppé propose de présider une instance collégiale pour réexaminer les résultats
Cette proposition tient jusqu'à 20h, indique-t-il. «Au-delà, je n'ai pas l'intention de me laisser instrumentaliser dans les confrontations délétères», souligne le maire de Bordeaux dans un communiqué.

13h45: Fillon: «Je ne demande qu’une chose: que l’on publie les résultats complets, fédération par fédération»
Dans un post de blog intitulé «Pour l'honneur de notre parti», François Fillon revient sur sa démarche, depuis que son camp a assuré que l'élection pour la présidence de l'UMP l'avait finalement placé en tête. «Je ne demande qu’une chose: que l’on publie les résultats complets, fédération par fédération, afin que chacun puisse constater que ce sont des résultats partiels qui ont été proclamés lundi soir», écrit l'ex-Premier ministre. François Fillon rappelle qu''il «ne revendique pas la présidence de l’UMP», et ce «même si le vote ainsi rectifié (lui) donne une légère avance».
«Je ne quitterai pas l’UMP qui est ma famille, et dont une majorité de militants m’a accordé sa confiance dimanche dernier», affirme encore le député de Paris.
«Je considère que mon parti est dans une situation trop difficile, qu’il souffre d’une fracture trop grave», insiste t-il, en expliquant qu'il souhaite qu'Alain Juppé «constitue une équipe qui rassemble tous les responsables de notre famille politique et nous propose une sortie de crise». «Ce qui est en jeu c’est l’éthique et la morale», estime-t-il.

13h04: «Une offense grave aux ressortissants d'Outre-mer»
Dans un communiqué publié ce jeudi, le Cran a dit «apprendre avec stupéfaction que plusieurs fédérations d'Outre-mer auraient été oubliées dans le décompte des voix à l'UMP, ce qui changerait l'issue du vote. Plus hallucinant encore, le président de la Cocoe, Patrice Gélard, aurait reconnu cette erreur, tout en affirmant qu'il n'était pas question de revenir sur sa décision.
Le Cran ne fait campagne ni pour Jean-François Copé ni pour François Fillon, mais l'attitude de la Cocoe, si elle est confirmée, constituerait une offense grave à la démocratie en général, et aux ressortissants d'Outre-mer en particulier», a indiqué Louis-Georges Tin, le président du Cran.
Cet oubli est donc un acte manqué, tout à fait révélateur. Et il enfonce l'UMP un peu plus dans la crise. Depuis des années, dans une certaine droite, on oublie l'Outre-mer, on méprise la diversité de la France, on fait campagne contre elle. Et bien, l'UMP est punie par où elle a péché».

12h53: «Ce qu'il faut maintenant, c'est un président qui soit incontesté», a estimé Claude Guéant
«Toute la famille UMP est réunie», a assuré Claude Guéant sur I-Télé. Mais, «ce qu'il faut maintenant, c'est un président qui soit incontesté», a précisé le soutien de François Fillon, après la volonté de Jean-François Copé de saisir la Commission Nationale des Recours. Une décision qui «me semble aller dans le bon sens», a-t-il précisé.

12h41: La boîte à idées appelle à manifester devant l'UMP à 19h
La boite à idées, qui concourait à l’élection pour les motions dimanche, appelle les militants et sympathisants de l'UMP à manifester ce soir à 19h devant le siège de l'UMP afin d'«exiger de nos chefs qu'ils "rentrent en conclave", cessent toute déclaration à la presse, se parlent et trouvent une solution à la gouvernance de l'UMP», indique leur communiqué.

12h36: La Commission «pourrait se réunir la semaine prochaine», selon Valérie Rosso-Debord
Valérie Rosso-Debord a salué sur I-Télé la décision de Jean-François Copé de saisir la Commission Nationale des Recours et notamment «la possibilité que des représentants de chacun des candidats puissent assister en tant qu'observateurs à ses travaux». «Ce qui est important c'est que l'on repecte nos statuts», a ajouté la soutien de Jean-François Copé, estimant que la Commission «pourrait se réunir la semaine prochaine».


12h26: C'est quoi la Commission Nationale des Recours?
Cette Commission est composée de neuf membres, élus par le Conseil national de l'UMP. Cette commission statue sur des recours introduits par des militants, élus, au sujet de demandes d'adhésion repoussées, de décisions disciplinaires, de sanctions prises par une autre instance. La décision de la Commission n'est ensuite susceptible d'aucun recours, précise l'UMP sur son site Internet.

12h18: Luc Chatel salue «une décision de nature à apaiser les choses»
Interrogé après la déclaration de Jean-François Copé, Luc Chatel a salué «une décision qui me semble de nature à apaiser les choses». «Sa responsabilité est de faire respecter nos statuts, en faisant appel à la commission compétente», a-t-il ajouté.

12h09: Jean-François Copé décide de saisir la commission nationale des recours
Jean-François Copé, après être revenu sur la proclamation des résultats, «dont François Fillon a pris acte, avant de les contester», a déploré «une situation qui provoque le trouble et donnant de notre famille politique un image désastreuse».  Jean-François Copé a ajouté: «Je suis le garant de notre famille politique. Il ne peut pas y avoir de suspicion sur la sincérité de vote». C'est pourquoi, a-til indiqué: «j'ai décidé de saisir moi-même la comission nationale des recours».
«Je propose que des représentants de chacun des candidats puissent assister en tant qu'observateurs à ses travaux» ainsi que l'ancien Premier ministre Alain Juppé, a-t-il dit. «À l'issue de ces travaux, la commission publiera les résultats et prendra la décision de modifier ou non les résultats», a ajouté Jean-François Copé, soulignant sa volonté de «mettre un terme à cette situation kafkaïenne».

12h01: Le PV de la fédération de Nouvelle-Calédonie dévoilé par les soutiens de François Fillon
C'est par elle -entre autres- que le feuilleton a été relancé à l'UMP. Le camp Fillon a transmis à Europe 1 le procès verbal de l’élection en Nouvelle-Calédonie. Comme l'annonçait Eric Ciotti mercredi matin, François Fillon y arrive en tête avec 643 voix, contre 535 pour Jean-François Copé.

11h31: Xavier Bertrand arrive au siège de l'UMP
L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé est arrivé au Siège de l'UMP. Xavier Bertrand aurait confié à I-Télé souhaiter y rencontrerJean-François Copé puis François Fillon.

11h16: Réunion au siège de l'UMP
Une réunion se tenait à 11h au siège de l'UMP autour de Jean-François Copé, en présence notamment des deux présidents de groupe du Parlement, Christian Jacob et Jean-Claude Gaudin, ainsi que de Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel, Michèle Tabarot, Roger Karoutchi, ou Pierre Charon, a-t-on appris de même source.

11h08: François Fillon d'accord pour rencontrer Jean-François Copé
Selon I-Télé, Jean-François Copé a téléphoné à François Fillon pour le rencontrer. François Fillon a indiqué être d'accord pour une rencontre avec Jean-François Copé, à condition qu'Alain Juppé soit présent.
«J'ai appelé François Fillon pour lui dire que je souhaitais le voir en tête-à-tête afin d'évoquer avec lui toute cette affaire. Il a refusé que la rencontre ait lieu hors de la présence de Juppé», a déclaré à l'AFP Jean-François Copé, ajoutant: «Je le regrette puisque c'est nous deux qui étions candidats à l'élection». Cet appel et sa teneur ont été confirmés à l'AFP par le camp Fillon.

10h42: François Fillon demande la publication des «résultats complets, fédération par fédération»

10h01: Sarkozy reste le meilleur candidat pour 2017 pour les sympathisants UMP, devant Fillon puis Copé
Une majorité de sympathisants UMP (52%) estime que Nicolas Sarkozy serait le meilleur candidat du principal parti de droite pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage CSA pour BFM TV publié ce jeudi.
L'ancien chef de l'Etat est suivi de François Fillon, cité par 24% des sympathisants UMP, puis par Jean-François Copé, cité par 15% d'entre eux. Cinq pour cent des sondés parmi les sympathisants UMP estiment qu'aucune de ces trois personnalités ne ferait un bon candidat à la présidentielle.

9h44: Benoist Apparu estime que Fillon et Copé «sont cramés» et propose un nouveau vote
L'ancien ministre, qui dit avoir voté Fillon dimanche à l'élection à la présidence de l'UMP, lance que tant Jean-François Copé que François Fillon «sont cramés, l'un comme l'autre ne sont plus en état de diriger cette formation politique.»
Pas avare de bons conseils, il propose que les équipes des deux camps «prennent des vacances (...) fassent une diète médiatique». Il estime valide l'idée d'un nouveau vote pour cette élection contestée à l'UMP. «On revote s'il le faut», a déclaré Benoist Apparu.

9h43: Au Front national, on raille la «haine décomplexée» au sein de l'UMP
Le vice-président du Front national Florian Philippot a raillé ce jeudi sur RFI la «haine décomplexée» au sein de l'UMP.
Le différend en cours à l'UMP entre pro-Fillon et pro-Copé représente «le pire de ce que les Français détestent dans la politique».
«L'UMP peut se briser mais ne se briserait pas de manière noble (...). Là, il n'y a pas de débat de fond, s'ils se séparent s'ils se brisent, ça sera sur le mur de leurs égos, de leur égoïsmes, sur le mur des combat de personnes, de coqs et de haine», a fustigé Florian Philippot.
«Ce n'est pas très glorieux, ça ne va pas contribuer à retisser le lien nécessaire entre citoyens et responsables politiques», a-t-il jugé. Le responsable frontiste affirme enfin que son parti a connu «500 adhésions en ligne» au FN depuis lundi.

9h35: Le vote en Nouvelle-Calédonie pas conforme, s'insurgent les soutiens de Copé
Des irrégularités auraient été commises en Nouvelle-Calédonie lors de l'élection du président de l'UMP, ne permettant pas la prise en compte des voix, ont affirmé à l'AFP des proches de Jean-François Copé dans l'archipel. Le vote de la fédération UMP de ce territoire d'Outre-mer est cité avec deux autres par les fillonistes pour contester l'élection du député-maire de Meaux.
Un responsable du Rassemblement-UMP qui ne souhaite pas être cité a expliqué qu'en Nouvelle-Calédonie, on avait voté physiquement dans une urne, par procuration mais aussi par correspondance, ce qui n'était pas autorisé par le réglement. Selon cette source, les 1.178 suffrages exprimés en Nouvelle-Calédonie, dont 643 pour François Fillon et 535 pour Jean-François Copé, ne pourraient pas être réintégrés au décompte global.

9h30: Copé envoie un message à ses sympathisants, accusant de fraude le camp Fillon
Le président élu Jean-François Copé a envoyé ce jeudi matin un message à ses soutiens, déplorant de nouveau «le spectacle indigne» à l'oeuvre à l'UMP. Il accuse de nouveau le camp adverse de fraudes durant le scrutin, notamment à Nice.

9h21: Laurent Fabius juge «désolant» le psychodrame à l'UMP
Les socialistes, qui restent plutôt discrets depuis le début du psychodrame à l'UMP dimanche soir, raillent ici et là la situation. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a jugé ce jeudi matin sur BFM TV: «C’est désolant (…) On a besoin en France d’un parti de droite qui soit en bon ordre».

9h06: «Fillon donne des leçons de morale sans se les appliquer soi-même»» lance Copé
Interrogé par la presse devant le siège de l'UMP, le président élu de l'UMP Jean-François Copé déploré que les fillonistes veuillent dépasser «la ligne infranchissable» qui serait «de réduire à néant l'UMP».
Le député-maire de Meaux a réitéré ses accusations de «fraudes caractérisées durant le scrutin» à Nice, estimant que «tout cela est irresponsable». Appelant «à l'unité et au rassemblement», Jean-François Copé a jugé ces rebondissements à droite comme «un spectable est lamentable vis-à-vis des Français». Il a enfin déploré, à l'adresse de François Fillon, que ce dernier «donne des leçons de morale sans se les appliquer soi-même».

9h00: Nathalie Kosciusko-Morizet estime qu'«il peut y avoir un nouveau vote très rapide» à l'UMP 

L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui n'a pas pris parti pour l'un ou l'autre des candidats à la présidence de l'UMP, a suggéré ce jeudi sur France Bleu suggère d’organiser un nouveau vote pour départager François Fillon de Jean-François Copé.
Selon la députée-maire de Longjumeau,
«il y a plusieurs hypothèses. Si une médiation avec Alain Juppé était acceptée, il peut y avoir un recomptage, il peut y avoir une sorte de commission spéciale en charge d'examiner les plaintes des uns et des autres et même de manière ultime un nouveau vote très rapide. (...)  Ce n'est pas la première solution, ce n'est pas la solution idéale mais tout est mieux que la scission ou le porter plainte devant la justice.»

8h50: Des adhésions en pagaille pour le parti centriste UDI selon son président Borloo
Jean-Louis Borloo, tout heureux, a annoncé sur France Info qu'à la suite du psychodrame en cours à l'UMP, son nouveau de centre droit, l'UDI (Union des démocrates et indépendants), a engrangé 1.280 demandes d'adhésions dans la nuit de mercredi à jeudi.

8h43: Pour Jean-François Copé, François Fillon est «un mauvais perdant»
Tout juste élu à la tête de l'UMP, Jean-François Copé a qualifié ce jeudi sur Europe 1 un «coup politique pour ne pas dire un putsch», au sujet des contestations formulées par François Fillon sur l'élection à la tête du parti.
«François Fillon est un mauvais perdant qui ne s'applique pas ses propres leçons de morale. Il espérait la victoire facile que lui prédisaient les sondages et ses lieutenants ont essayé de lui faire un vote conforme à ses souhaits», a accusé le maire de Meaux. «Si on remet tout à plat, je serai élu. On constatera des opérations préméditées de fraudes», prévient Jean-François Copé.

«Je n'ai aucun problème» avec un éventuel recours en justice, seule habilitée à trancher "un contentieux électoral», a assuré le président élu de l'UMP. Mais pour Jean-François Copé, le problème est avant tout «politique». «Il sait qu'il a eu des fraudes de son côté qui n'ont pas empêché mon élection. Son entourage instrumentalise des élus pour faire imploser l'UMP. C'est une tentation suicidaire», dénonce-t-il. Et d'ajouter : «Je ne veux pas croire que François Fillon s'abaisse à des hypothèses pareilles».

Jean-François Copé a également exclu toute idée de médiation menée par Alain Juppé. «Quel en serait l'objet ? On ne va pas mettre en place le candidat que le perdant veut imposer», a-t-il fait lancé.



8h47: Pour Claude Guéant,  «la question c'est de savoir s'il y a eu des votes oubliés»
L’ancien ministre Claude Guéant, soutien de François Fillon, a déclaré ce jeudi matin sur RTL «je ne crois pas que le président de l'UMP puisse être président à part entière si son élection est entâchée du moindre soupçon d'illégitimité».
Selon lui, «le président de l'UMP doit être absolument légitime quelque soit l'écart de voix qui sépare» les deux prétendants.
Ce dernier estime qu'il «faut faire appel à d'autres instances comme la commission des recours ou bien à une instance de médiation qui pourrait être présidée par une grande figure du mouvement incontestée qui est Alain Juppé pour tirer cette affaire au clair entre les parties».



8h42: François Fillon mène «un combat moral», estime Eric Ciotti
Eric Ciotti, soutien de François Fillon, a estimé ce jeudi sur I-Télé que François Fillon mène un «combat moral» et que, pour «sortir de la crise avec beaucoup de noblesse, il fait appel à Alain Juppé». Estimant qu'il «faut réduire cette fracture à l'UMP», Eric Ciotti a indiqué qu'Alain Juppé pouvait le faire, il a été le fondateur de l'UMP».
Le député de Alpes-Maritimes a également ajouté: «Ce que l'on demande c'est la publication des résultats. Pourquoi n'a-t-on pas la liste des départements», s'est-il étonné.

8h37: L'UMP explose selon François Bayrou
«On est devant une explosion», a commenté ce jeudi François Bayrou, le président du Modem, interrogé sur la situation à l'UMP. «On est devant une explosion, et une explosion sur le fond», a-t-il déclaré sur France 2.
«François Fillon a parlé de fracture politique et morale (...) Il y a cette fracture, c'est une explosion en cours qui rappelle ce qui s'est passé à la fin de la 4e République en 1957», selon de président du Modem.
Pour François Bayrou, l'UMP a besoin d'une «clarification de la ligne à suivre, et elle n'a pas été entendue par le vote qui a été organisé», a-t-il expliqué. Et de conclure plus généralement, qu'il s'agit plus d'«une question de décomposition de la vie politique».

8h35: Luc Chatel déplore un «combat fratricide»
L’ancien ministre Luc Chatel, soutien de Jean-François Copé a déploré ce jeudi matin sur I-Télé le «combat fratricide» à l’UMP, estimant qu’ «un processus démocratique irréversible» était à l’œuvre à l’UMP, malgré les menaces de recours devant la justice du candidat défait François Fillon.

Quatre jours après le vote de ses adhérents pour l'élection de son nouveau président, l'UMP est toujours plongée dans la tourmente.

Selon le camp Fillon, l'«oubli» dans le compte final des suffrages de trois départements d'outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Wallis-et-Futuna) dans les résultats proclamés lundi soir a changé le visage de l'élection, qui avait d'abord vu la victoire sur le fil de Jean-François Copé.

Recours à Alain Juppé impensable pour Jean-François Copé

François Fillon a annoncé mercredi au journal de 20h de TF1 qu'il irait en justice si une «équipe provisoire» conduite par Alain Juppé n'était pas mise en place immédiatement à la tête du parti. Il a rappelé qu'il n'avait «pas confiance dans la commission des recours» de son parti, monopolisée par des soutiens de son rival.

Quant à Jean-François Copé, il a refusé catégoriquement ce recours à Alain Juppé pour diriger temporairement le parti. Rappelant qu'il est le président élu de l'UMP, le député-maire de Meaux se dit prêt lui à aussi à passer devant la justice pour faire reconnaître des fraudes durant le scrutin.

Le feuilleton se poursuit se jeudi, avec des fillonistes qui menacent de sécession, et un Jean-François «désolé par ce spectacle indigne», qui juge que «François Fillon est un mauvais perdant».

M.Gr. et A-L.B.
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