La Coupe de la Ligue a au moins deux mérites: faire fuir les gens des stades et proposer un spectacle, où le soporifique se dispute à l'apathique. Mardi soir, le huitième de finale entre Lille et Toulouse a respecté à la lettre les fondamentaux de la compétition. Avec la plus faible affluence de l'histoire du Grand stade de Lille (20 000 personnes environ) et un match très ennuyeux. Sans surprise, la rencontre a permis aux deux entraîneurs de faire sortir de l'anonymat des joueurs promis le reste de la saison au banc de touche. Avec six changements de chaque côté, Rudi Garcia et Alain Casanova ont confirmé l'intérêt que portent les coachs de Ligue 1 à cette épreuve : aucun.
Peu d'occasions, aucun spectacle
Seul avantage, on peut enfin mettre des visages sur des noms apparus seulement jusqu'ici sur le site Internet du club. Dans ce secteur, avantage à Rudi Garcia, un entraîneur lillois qui a fait sortir de la cave le jeune Julian Michel, 21 ans, un milieu de terrain à qui certains observateurs promettent un bel avenir. Ah oui, le coach nordiste a aussi aligné Klonaridis un joueur belgo-grec qu'on reverra peut-être un jour...ou pas vu sa performance. Sinon, en ce qui concerne le match, les absents au stade ou devant la télé ont eu raison de faire autre chose pour égayer leur soirée. Ils auront évité l'une des plus belles purges de ce début de saison sur le sol français. Exceptés une frappe de Kalou (13e), une tentative de Regattin (43e), un tir sur le poteau de Payet (55e) et une expulsion du Toulousain Yago (87e), rien à signaler sauf un désert d'ennui qui a eu la mauvaise idée de poursuivre sa route jusqu'en prolongation. Comme si le supplice n'avait pas assez duré. Sur deux frappes à bout portant sauvées à chaque fois par un excellent Blondel, Martin (101e) et Rodelin (116e) auront au moins eu le mérite de réveiller un public qui avait déjà commencé sa nuit. Avant qu'en toute fin de prolongation, Roux, bien servi par Payet (117e), ne mette un terme à un mauvais spectacle qui s'est éternisé bien trop longtemps. De quoi permettre à Lille de poursuivre sa route en quarts de finale. Le seul élément à retenir de ce match à vite oublier pour les deux équipes.
Lors d'un essai concluant cet été, le jeune arrière gauche ou central guinéen de 18 ans avait séduit le TFC, qui s'était entendu avec le club (Horoya AC) et l'agent du joueur pour un transfert, début septembre. Des problèmes administratifs ont retardé la conclusion de l'affaire, mais sont désormais résolus. Sylla, qui s'est officiellement engagé pour trois saisons, est pour l'instant indisponible à cause d'une crise de paludisme.