Revivez le dernier débat Obama-Romney sur la politique étrangère

29 contributions
Publié le 23 octobre 2012.

ELECTIONS US - Qui a eu l'avantage pour ce dernier round télévisé, environ deux semaines avant le scrutin?

C'est terminé, merci de nous avoir suivis. Qui a gagné ce soir? Obama, selon deux sondages à chaud. 48% vs 40%, selon CNN, 53% vs 23%, selon CBS. Reste à savoir si ce débat sur la politique étrangère aura un impact, alors que les électeurs se décideront sur l'économie.
>> La synthèse des échanges à lire ici

 

 

4h35: Le mot de la fin
Comme au premier débat, Mitt Romney a l'avantage d'avoir le dernier mot.

Obama: «Nous avons eu trois débats, des mois de campagne et bien trop de spots télévisés. Au cours des derniers mois, nous avons réussi à inverser la tendance après des guerres qui ont coûté des milliards de dollars et dévasté l'économie avec la crise la plus grave depuis la Grande dépression». Le président veut «demander aux riches d'en faire un tout petit peu plus pour pouvoir investir dans l'éducation et réduire la dette». Selon lui, «l'Amérique a traversé des temps difficiles mais a toujours rebondi». «Si j'ai le privilège de vous servir à nouveau, j'écouterai toujours vos voix et je me battrai pour que les Etats-Unis restent la plus grande nation sur Terre»

 

Romney: «Je suis optimiste pour le futur, ses opportunités de paix et de croissance. Mais pour cela, il faut un vrai leadership. Vous avez le choix entre deux chemins: celui du président, avec 4 ans de chômage et de déficits au plus haut, ou le mien, avec un plan pour créer 12 millions d'emplois. Washington est cassé. J'ai été gouverneur du Massachusetts, je sais travailler avec des démocrates. J'aimerais être votre leader, honnête. Je vous demande votre vote.» 

4h25 Romney veut déclarer «la guerre aux manipulateurs de monnaie»

Pour Obama, la Chine est «parfois un adversaire mais aussi un potentiel allié dans la communauté internationale si elle respecte les mêmes règles. Si on a pas le meilleur système d'éducation dans le monde, c'est comme ça qu'on perd la course face à la Chine.» «Les exportations ont doublé vers la Chine depuis que j'ai pris mes fonctions. Le taux de change est le plus favorable depuis 1993», dit Obama.

«La Chine veut un monde stable», commence Romney. «On peut collaborer avec eux mais il faut qu'on ait des accords commerciaux qui fonctionnent pour nous. Pendant trop longtemps, ils n'ont pas respecté les règles». Romney s'en prendra aux «manipulateurs de monnaie», jure-t-il.

 4h10 Obama et Romney proches sur l'Afghanistan et le Pakistan

«Les Afghans sont capables de défendre leur pays», selon Obama. «Après 10 ans là-bas, il est temps de reconstruire un peu à la maison. Les positions de Romney sont proches. Il est favorable à un retrait en 2014.

Sur le Pakistan, Romney estime "qu'un divorce n'est pas souhaitable. Si le pays s'écroule, il y a des bombes nucléaires là-bas". Romney est favorable, comme Obama, à l'usage des drones.

4h05 «Je serai aux côtés d'Israël si l'Iran attaque», jure Obama

Le président le répète plusieurs fois, au cas où les téléspectateurs de Fox News soient un peu sourds.

Romney embraie sur l'Iran. «Téhéran voit des Etats-Unis faibles. Nous sommes 4 ans plus proches d'une bombe nucléaire. Le président a commencé son mandat par un voyage d'excuses. Il est allé en Egypte, en Arabie Saoudite et il a fait l'impasse sur Israël».

Obama s'y attendait visiblement et rappelle qu'il s'est rendu en Israël en tant que candidat. «J'ai vu l'horreur au musée de l'Holocauste. Je suis allé dans les villages où les bombes du Hamas s'abattent». A en croire les courbes en temps réel CNN, Romney a perdu des points sur cet échange.

 3h50: Navires, cavaliers et baïonnettes

«On dépense plus en budget militaire que les 10 pays suivants combinés, la Chine, la Russie, la France etc», relativise Obama. Romney n'est pas d'accord et attaque: «La Navy est à son plus faible niveau depuis 1917, nous avons de moins en moins de bateaux. Je ne réduirai pas le budget de la défense».

Réponse d'Obama: «Peut-être que le gouverneur Romney n'a pas passé assez de temps devant les chiffres. Nous avons moins de bateaux qu'en 1917. Nous avons aussi moins de cavaliers et de baïonnettes». Premiers rires de la soirée dans la salle. «Les temps ont changé, nous avons des sous-marins et des drones».

3h40: Romney et Obama ramènent le débat à l'économie

Sans surprise, les candidats essaient d'intéresser les téléspectateurs en trouvant des ponts entre les politiques étrangère et domestique. «L'Amérique doit être forte pour donner l'exemple. On ne peut pas le faire quand on a 23 millions de personnes sans emplois». On en revient aux bullets points de la campagne sur le déficit, le chômage et l'éducation en mode disque rayé. Si on entend encore une phrase sur les "5 trillions" et "budgets military don't even ask", on va devenir violent.

«Revenons à la politique internationale». Le modérateur recadre tout le monde.

3h25: Différence de style sur la Syrie, pas de fond
Ni Obama ni Romney ne veulent envoyer des troupes en Syrie pour l'instant mais les deux veulent se débarasser d'Hassad. Romney attaque Obama, l'accusant de "laisser l'ONU assumer la position de leader". 
Obama répond: "Vous remarquez qu'il ne propose rien de différent. C'est parce que nous faisons exactement ce qu'il faut faire: adopter une approche ferme mais prudente mais s'assurer d'une transition et d'un départ d'Hassad".

3h15: Obama à Romney: «La Guerre froide est finie depuis longtemps»

Première passe d'armes, Obama dégaine. «Je suis content que vous reconnaissiez qu'Al Qaida est la principale menace. Il n'y a pas longtemps, vous avez dit que la Russie était notre ennemi principal. Les années 80 sont au bout du fil et veulent que vous leur rendiez leurs politiques («80s are calling and they want their politics back», ça sonne mieux en anglais, ndr). La guerre froide est finie depuis longtemps». Il affirme que Romney a souvent changé d'avis et qu'il avait tort sur l'Irak.

Romney riposte: «M'attaquer n'est pas une stratégie. Nous avons l'opportunité de parler des enjeux.» Il défend sa sortie sur la Russie. «J'ai parlé d'ennemi politique, je ne vais pas marcher sur des œufs autour de Monsieur Poutine. Mais j'ai bien dit que l'Iran était notre la principale menace».  

3h10 La Libye pour commencer

Romney estime que le Printemps arabe a déçu, «avec des attaques inquiétantes» en Syrie, en Libye, au Mali et avec «l'Iran qui est 4 ans plus près d'une bombe nucléaire». Il félicite Obama pour avoir «éliminé Ben Laden».

«Mon job», explique Obama, c'est de «m'assurer que les Américains ne soient pas en danger, et c'est ce que j'ai fait». Il revient sur Ben Laden et la transition effectuée en Irak et bientôt en Afghanistan. Obama insiste sur l'alliance internationale qu'il a menée après les années Bush.

 3h00 C'est parti!!
Obama cravate bleue, Romney, rouge. Cette fois les candidats sont assis (comme pour le débat des VP). Romney a gagné le tirage au sort: c'est donc lui qui aura le mot de la fin.

2h55  Bob Schieffer à la modération
C'est un journaliste vétéran de 75 ans, qui modère un débat présidentiel pour la 3e fois. 

2h50 Egalité dans les derniers sondages
Fournée des deux derniers jours:
- Romney +2 chez Rasmussen
- Obama +1 chez ABC
- Romney +3 chez Monmouth
- Obama +2 chez CBS
- égalité parfaite chez NBC

 

 2h40: Mitt Romney relax
Il passe les deniers instants avec ses petits enfants:

 

2h20: Obama vainqueur... chez les enfants.
Comme à chaque élection, la chaîne Nickelodeon avait organisé un scrutin sur Internet. Et Obama écrase Romney avec plus de 65% des voix (près de 500.000 votes, quand même). Le révolte de Big Bird ?
Blague à part, depuis 1988, le vote des enfants a toujours prédit le bon vainqueur à l'exception de 2004 et la défaite de John Kerry. Soit une efficacité de 5/6 ou 83%.

 

2h00 H-1 avant le coup d'envoi
Pour la vidéo en direct, c'est sur YouTube (et le flux sera intégré à ce live quand il aura commencé) 

C'est le débat de la dernière chance pour convaincre les indécis. Cette nuit (3h00 en France), Barack Obama et Mitt Romney s'affrontent dans un 3e et ultime débat consacré à la politique étrangère. Si l'économie reste la préoccupation numéro un des Américains, ce débat est critique, alors que les deux candidats sont au coude à coude dans les sondages.

>> Les enjeux du débat, avec l'expert Thomas Snegaroff de l’Iris, c'est ici

Barack Obama va tenter de prouver que Mitt Romney n'a pas l'étoffe pour devenir «commander in chief», le commandant en chef des armées. Il devrait rappeler qu'il a réussi à éliminer Oussama Ben Laden, renoué les liens avec la communauté internationale et tenu ses promesses sur l'Irak et l'Afghanistan.

Mitt Romney, lui, dispose de sérieuses cartouches. Il devrait revenir à la charge sur l'attaque contre le consulat de Benghazi en Libye et accuser Obama de ne pas être assez ferme sur l'Iran ni efficace sur le Proche-Orient.

>> La synthèse du 1er débat, c'est ici

>> Celle du second, c'est là

P.B.
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr