Voici treize ans que Toulouse n'a plus affronté d'adversaire italien -une proie souvent peu farouche- en Coupe d'Europe. Cette disette prend fin ce samedi (14 h 35) sur la pelouse du Benetton Trévise. Pas de chance, il s'agit de la meilleure formation transalpine, intégrée à la Ligue celte, où elle tient honorablement son rang (trois succès, trois défaites). « C'est une équipe difficile à manœuvrer sur les rucks, qui peut battre n'importe qui », observe l'ailier Vincent Clerc. Les Biarrots, dominés la saison dernière (30-26), peuvent en témoigner. « Cette formation est très difficile à bouger chez elle et ses joueurs sont toujours à la limite de la faute, poursuit l'arrière Clément Poitrenaud. Les arbitres se disent aussi que c'est une équipe relativement faible. Ils sont donc peut-être plus permissifs. » Lors de la première journée, les Ospreys ont souffert, mais ont fini par dominer Trévise (38-17). Convaincants contre Leicester (23-9), les Stadistes tenteront d'imiter les Gallois.N. S.