Il fallait bien que cela arrive. Jusqu'à la réception de Valenciennes, voici deux semaines (2-2), l'histoire d'Ali Ahamada tenait du conte de fées, depuis son baptême dans l'élite en février 2011. Talentueux souvent, chanceux parfois sur quelques erreurs restées sans conséquence, le jeune gardien toulousain de 21 ans s'est même offert une renommée planétaire en égalisant de la tête contre Rennes (2-2).
Puis vint cette énorme faute de main contre VA, sur un coup franc tiré par Carlos Sanchez. Et, ce mardi, la piteuse élimination avec les Bleuets en barrages de l'Euro Espoirs, ponctuée de cinq buts encaissés en Norvège (5-3). « Face à Valenciennes, il a peut-être commis la plus grosse erreur de son début de carrière, concède son entraîneur Alain Casanova, lui-même ancien gardien. Mais cela ne l'a pas empêché de faire un bon match aller contre la Norvège [1-0, le 12 octobre] avec l'équipe de France Espoirs. Au retour, il a été présent sur les buts, même si on peut toujours discuter du cinquième [une sortie hasardeuse suivie d'un lob]. » L'indiscutable portier titulaire du TFC sera bien entendu aligné en Ligue 1 ce samedi (20 h) à Annecy, sur la pelouse de l'imprévisible Evian-Thonon-Gaillard. « Je ne me fais vraiment pas de souci pour Ali. C'est un très, très bon gardien qui a le mental pour assumer, lance le milieu offensif Adrien Regattin. Sa petite gaffe contre Valenciennes arrive même aux plus grands. » « Il me fait un peu penser à Fabien Barthez à ses débuts, ajoute Casanova. Il gère très bien ses émotions et attire la réussite, mais parfois, la bonne étoile peut vous abandonner. » Tant qu'elle finit pas revenir… W