Cannabis: Vincent Peillon se prononce en faveur de la dépénalisation

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Publié le 15 octobre 2012.

POLITIQUE - Le ministre de l’Éducation y voit un moyen de lutter contre les trafics...

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, s'est prononcé dimanche pour un débat sur la dépénalisation du cannabis comme moyen de lutter contre les trafics dans les cités. Un tel débat avait divisé le gouvernement socialiste début juin, peu de temps après sa mise en place, avant que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n'y mette fin.

«C'est un sujet majeur», a dit Vincent Peillon sur France Inter. «Je vois maintenant quasiment tous les soirs sur nos chaînes de télévision des reportages pour montrer les trafics illicites de nos banlieues et le danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles.» «On peut lutter par les moyens de la répression, je suis absolument pour, mais en même temps je vois que les résultats ne sont pas très efficaces», a-t-il poursuivi (...) «Cette question (de la dépénalisation) est posée et je souhaite que l'on puisse avancer sereinement».

 La France «retardataire sur un sujet d'ampleur»

Il a rappelé que l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur Daniel Vaillant avait rouvert le débat début octobre en proposant notamment une légalisation du cannabis à usage thérapeutique, ajoutant: «Je lui avais donné raison à l'époque, je le fais encore aujourd'hui». «Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d'ampleur», a encore dit Vincent Peillon.

L'UMP a réagi avec véhémence aux propos du ministre, le député Lionnel Luca, membre de la Droite populaire, jugeant dans un tweet «invraisemblable et scandaleux que le ministre de l'Education défende la dépénalisation du cannabis.»

 

Sur BFM-TV/RMC, l'eurodéputée Rachida Dati a estimé que Vincent Peillon «se comporte de manière lâche vis-à-vis de la toxicomanie», et dénoncé une position «grave et insupportable». Sur France Info, Jean-François Copé a lancé «ça suffit de faire n'importe quoi», et demandé à François Hollande de «trancher dans la journée cette question».

Avec Reuters
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