Quand le football féminin français brille, l'OL n'est jamais bien loin. Quatre jeunes Lyonnaises sont devenues championnes du monde U17 samedi face à la Corée du Nord en Azerbaïdjan (1-1, 7-6 t.a.b.), une première pour l'équipe de France féminine toutes catégories confondues. Mais si l'OL règne sur l'Europe après avoir conquis les deux dernières Ligues des champions, son centre de formation est moins habitué aux consécrations.
« Une marche encore très grande »
« Nous sommes souvent présentés comme un club de riches, constate l'entraîneur lyonnais Patrice Lair. Nous devons songer à lancer quelques jeunes en suivant l'exemple des garçons. » Hormis Amel Majri, aucune jeune Lyonnaise n'a percé depuis deux saisons avec les pros. Un constat en partie lié au départ vers l'ASSE de Cécile Locatelli en 2008, qui a attiré dans le Forez de nombreuses joueuses, dont l'internationale Camille Catala. Nouvel entraîneur des U19 de l'OL (de 15 à 19 ans), Arnaud Favrelière a suivi « avec fierté » les performances sous le maillot bleu de Noémie Carage, Ghoutia Karchouni, Delphine Cascarino et Cindy Perrault : « Elles ont un sacré potentiel et n'auront aucun souci à intégrer la D1. S'imposer à l'OL, c'est autre chose. La marche est encore très grande… » Passeuse décisive en finale, la relayeuse Ghoutia Karchouni en est consciente : « Faire sa place dans la meilleure équipe du monde reste encore du domaine du rêve. » Leur réalité débute cette semaine avec les U19, devancées la saison passée par Montpellier.
Un triplé de la Suédoise a permis à l'OL, impeccable leader de D1 (5 victoires en 5 journées, 40 buts inscrits sans en encaisser un seul) de l'emporter nettement à Juvisy (0-4) samedi. Les Lyonnaises repoussent ainsi un concurrent direct à huit points.