La lumière est venue de celui qui était dans l'ombre depuis le début de la saison. Il reste trois secondes. Cela fait désordre : le HBC Nantes, déjà battu deux fois en trois matchs, est tenu en échec par Tremblay-en-France... Gunnar Jonsson, la recrue islandaise de l'été, shoote. Le ballon entre dans la cage. Beaulieu peut exulter. Le Scandinave court à en perdre haleine. Le HBC Nantes s'impose (23-22) en tremblant, au terme « d'un match d'hommes, hâché, défensif », selon l'entraîneur Thierry Anti. Jonsson est aux anges : « Je devais tirer, car il restait trois secondes. Ce n'est pas notre meilleur match, mais c'est bien pour notre confiance et ma confiance... » Pour la sienne, c'est sûr. Jonsson a bien du mal à trouver sa place depuis le début de la saison. « Cela ne pouvait sourire qu'à lui, reconnaît le coach Anti. Jonsson a pris ses responsabilités. Je suis vraiment content pour lui. » Ce but salvateur ne doit toutefois pas masquer les carences affichées durant tout le match par un HBC Nantes, qui n'a jamais vraiment réussi à se libérer, à l'image de l'Espagnol Maqueda en échec au tir (3/7). Les Nantais ont ainsi été inquiétants en attaque en première mi-temps (3-8 après 16 minutes de jeu). « On était trop appliqués sur le plan offensif, regrette Anti. On n'était pas assez engagés. » Fort heureusement, la défense nantaise articulée autour de Feliho a toujours tenu le choc.
« J‘aime gagner comme ça, insiste pourtant l'entraîneur du HBC Nantes. On a su l'emporter en équipe. Dans la difficulté, ma formation a su faire front. Ce succès va nous faire du bien. » Une victoire entachée par la blessure du capitaine Entrerrios (déchirure au mollet). Le staff médical craignait même un mois d'absence pour l'Espagnol...