A la veille de la reprise du championnat qui verra l'Asvel se déplacer à Chalon, Gilles Moretton répond à ses détracteurs et revient sur les menaces de désengagement de Tony Parker, agacé de l'impasse dans laquelle se trouve le projet d'Arena.
Avez-vous été en mesure
de rassurer Tony Parker ?
Sa réaction était légitime. Nous sommes tous impatients de voir ce projet se réaliser. Nous continuons de travailler discrètement pour faire de l'Asvel un grand club européen et cela passe nécessairement par de nouvelles infrastructures.
Votre volonté est-elle que cette
Arena soit édifiée à Villeurbanne ?
La volonté du club est d'avoir une salle de 10 000 places. Nous serions très contents qu'elle soit à Villeurbanne, qu'elle soit ailleurs peut-être. Mais ça ne dépend pas que de nous.
Tony Parker estime que le problème est d'ordre politique...
Tony a une vision américaine, car là-bas les choses se font plus rapidement et plus facilement. En France, c'est parfois plus compliqué, notamment au niveau administratif et juridique. On le voit avec le grand stade de l'OL.
Beaucoup de supporters sont
inquiets pour l'avenir de l'Asvel...
Je les comprends, car l'Asvel a réalisé la saison dernière le plus mauvais résultat depuis sa création (12e). J'espère que ce n'était qu'un accident et que l'équipe va nous réserver d'agréables surprises cette saison.
Vous-même êtes très contesté...
C'est logique quand on est à la tête d'un club qui échoue. Mais mon projet, pour lequel des actionnaires dont Tony m'ont rejoint, s'inscrit dans la durée et consiste à doter l'Asvel d'une nouvelle salle. Je ne m'inscris pas dans une politique de coup ponctuel. Il faut donc nous laisser encore un peu de temps.