Charly kaboré les bons tuyaux

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Publié le 19 septembre 2012.

football Le milieu de terrain burkinabé est devenu indispensable dans une équipe qui gagne

Le piège était facile. Alors que Steve Mandanda était caché, juste derrière lui, un journaliste a demandé mardi à Charles Kaboré à la fin de l'entraînement ce qu'il pensait des propos de son gardien, qui l'avait critiqué. « C'est le capitaine, s'il dit que je ne suis pas bon, c'est que je ne le suis pas », répondit le Burkinabé dans un grand sourire, avant de s'apercevoir de la supercherie en se retournant. Pourtant, dans un cadre des plus sérieux, les propos du joueur n'auraient pas varié. Kaboré est avant tout un coéquipier modèle, qui aspire à jouer le plus possible mais surtout à ce que son équipe gagne. Les fois où ces deux conditions sont réunies, en ce début de saison ou lors du final en 2010, l'équipe caracole en tête. Peut-être pas un hasard.

Le rappel à l'ordre de N'Koulou
Il a pourtant été critiqué lors des précédentes saisons, notamment pour sa mauvaise qualité de centre, lorsque Deschamps préférait l'utiliser en position d'arrière droit. Il a retrouvé ce poste dimanche dernier contre Nancy, avec plus de réussite. « Je me suis senti bien, j'ai bien défendu et je me suis appliqué devant, même si j'ai mis un ballon hors du stade. Mais j'espère que la nouvelle recrue va revenir au plus vite. Si servir l'équipe côté droit ne me dérange pas, j'espère être plus utile au milieu de terrain », explique-t-il. Il faut dire que Kaboré n'est pas encore défenseur dans l'âme. Dimanche, il s'est pris une soufflante par N'Koulou pour ne pas avoir dégagé assez vite un ballon chaud dans la surface. Il ne s'est pas focalisé pour autant. « C'est normal, si on te crie dessus, le prochain match, tu ne referas pas la même erreur. Nicolas N'Koulou, je l'appelle papa, je l'adore. Mais sur le terrain, c'est la guerre. » S'il n'a pas été épargné par Deschamps, l'ancien joueur de Libourne reconnaît que l'actuel sélectionneur de l'équipe de France lui a donné les clés du football moderne : lorsqu'on n'encaisse pas de buts, on fait déjouer l'adversaire et tout devient plus simple. Il sourit d'ailleurs lorsqu'on lui fait remarquer que l'OM n'a rencontré jusqu'à présent que des équipes mal classées : « C'est nous qui avons rendu ces équipes moyennes. Il faut laisser parler ceux qui pensent ça. » Et répondre sur le terrain.

ROMAIN CANUTI
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