Freescale Toulouse: avis négatif du CE au licenciement des salariés protégés

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Publié le 10 septembre 2012.

Le comité d'entreprise de l'usine de semi-conducteurs Freescale de Toulouse a voté lundi un avis négatif au licenciement des 30 représentants du personnel, un mois après le licenciement de 400 autres salariés de production, a-t-on appris auprès de la direction et de la CGT.

"Nous allons transmettre les dossiers à l'inspection du travail dans les jours qui viennent", a indiqué le directeur de l'usine, Denis Blanc, qui a fermé le 10 août son atelier de production de galettes de silicium, jugé obsolète.

Le licenciement de chacun des représentants du personnel, tous "salariés protégés", est soumis à l'autorisation de l'inspection du travail, après avis du CE. Faute de réponse de l'inspection dans les deux mois, ces licenciements seraient considérés comme refusés et la direction devrait alors former un recours devant le ministre du Travail.

"Le gouvernement n'échappera pas de toute façon à une prise de position: si l'inspection du travail acceptait, c'est nous qui en appellerions au ministre", a déclaré à l'AFP Eric Hirson, un délégué CGT.

La direction du groupe américain Freescale (ex-Motorola) avait annoncé le 22 avril 2009 sa décision de fermer l'atelier qui employait 821 personnes, pour ne conserver que 500 personnes dans la recherche et le développement.

Depuis, environ 300 salariés ont trouvé un nouvel emploi, selon la direction qui a envoyé 397 lettres de licenciements le 10 août. Restent à régler le cas des 30 salariés protégés et celui de 70 salariés affectés au démontage des machines.

Ces derniers ne devraient être licenciés qu'en février 2013, selon Denis Blanc, et bénéficieraient alors comme les autres d'un congé de conversion de 9 mois payé par l'entreprise.

Pendant trois ans, CGT et CFTC ont multiplié les actions contre la fermeture tandis que FO et CFE-CGC tentaient d'améliorer le plan social.

"Pourtant lundi nous avons été unanimes contre le licenciement des salariés protégés et CGT, CFTC et FO ont clairement contesté les justifications économiques de la direction", a déclaré M. Hirson.

Une assemblée générale envisagera jeudi une action des licenciés devant les prud'hommes, a ajouté le délégué CGT.

© 2012 AFP
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