Royal se donne à fond pour Hollande

PS Pour la première fois depuis la présidentielle de 2007, ils vont partager la scène à Rennes

Maud Pierron

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François Hollande et Ségolène Royal, sur le plateau de l'émission « Des paroles et des actes », le 15 septembre 2011.

François Hollande et Ségolène Royal, sur le plateau de l'émission « Des paroles et des actes », le 15 septembre 2011. —

Ils n'ont pas fait scène commune depuis un meeting à Limoges le 29 mars 2007. Elle était alors la candidate socialiste à la présidentielle et lui le premier secrétaire du PS. Mercredi soir à Rennes, les rôles seront presque inversés sur la scène du Parc des expositions : c'est François Hollande qui porte les espoirs socialistes et Ségolène Royal, son ex-compagne n'est qu'une des têtes d'affiche d'un PS soudé.
Elle voudrait être la première d'entre elles et assure à tous être celle qui mouille le plus le maillot dans l'équipe PS. Depuis janvier, elle court de plateaux de télé en studios radio, multiplie les déplacements dans les quartiers ou les terres ouvrières, fait du porte-à-porte pour « notre candidat ». « Pour le porte-à-porte, elle a mis à disposition son réseau très mobilisé de Désirs d'avenir », glisse-t-on dans son entourage. D'ici au 22 avril, elle multipliera les « appels au vote ».

Le perchoir de l'Assemblée dans le viseur
« Ségolène Royal veut mobiliser tous ceux tentés de se réfugier dans l'abstention. C'est pour cela qu'elle est très active sur Twitter : pour parler aux jeunes », explique Guillaume Garot, député-maire de Laval (PS). Et lorsqu'il faut inaugurer la webradio de François Hollande, c'est encore elle qui s'y colle. « Sans états d'âme », jure son porte-parole Guillaume Garot. Même après le loupé du meeting du Bourget, où elle avait été « zappée » du film sur les grandes heures du PS. L'ancienne candidate ne veut surtout pas être prise en défaut d'unité. « Elle a trop souffert du manque de solidarité en 2007 », poursuit Guillaume Garot. « François et elle, c'est un beau duo politique, ils sont complémentaires », vante un proche de l'ex-candidate. Alors quand Hollande reste dans sa posture présidentielle, Royal, elle, descend sur le ring sans gants. En attaquant Sarkozy sur son immunité présidentielle ou en rappelant Mélenchon à l'ordre. « Elle sait porter le fer et a un pouvoir d'interpellation médiatique important », estime son entourage. Une exemplarité qui sert ses vues car Ségolène Royal n'a pas abdiqué toute ambition : elle vise le perchoir de l'Assemblée, promis, assure-t-elle, par Hollande. Mais qui nécessitera le vote de ses députés camarades.

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